Des militaires ont pris le contrôle du QG de la police et tente d’arrêter les principaux ministres, selon un ministre.

Des militaires ont pris samedi matin le contrôle du quartier général de la police et brouillé les transmissions radio et téléphoniques du Lesotho, un petit royaume enclavé dans l’Afrique du Sud, a déclaré un ministre évoquant une possible tentative de coup d’Etat.

«Les forces armées, les forces spéciales du Lesotho ont pris le quartier général de la police», a dit à l’AFP le ministre des Sports Thesele Maseribane, décrivant ce qui pourrait être un coup d’Etat.

«A 4H00 ce matin (2h00 GMT) ils ont circulé autour de la résidence du Premier ministre et de la mienne», a ajouté le ministre qui est aussi le chef du Basotho National Party, un des partis de la fragile coalition au pouvoir à Maseru.

«Il y a eu des coups de feu entre 4H00 et 7H00 ou 8H00», a-t-il déclaré, ajoutant que les communications téléphoniques et autres étaient brouillées. «Ils brouillent les téléphones, ils brouillent tout», a-t-il dit.

Maseribane a raconté avoir réussi à fuir après avoir été prévenu. «Le chef a dit qu’il me cherchait, qu’il cherchait le Premier ministre et le vice Premier ministre pour nous conduire chez le roi. Dans notre pays, cela signifie un coup d’Etat», a-t-il dit.

Fragile coalition au pouvoir

Selon lui, le Premier ministre, Tom Thabane, et son gouvernement sont toujours aux commandes. «Le Premier ministre et moi-même (nous sommes) toujours le gouvernement de coalition. Le Premier ministre est toujours au pouvoir», a-t-il assuré.

Tom Thabane «va bien», a-t-il dit, sans préciser où se trouvait le chef du gouvernement. Il a cependant reconnu que la situation restait dangereuse avec «des gens armés courant dans Maseru».

Le royaume formé en grande partie de hauts plateaux pauvres est gouverné par une fragile coalition depuis les dernières élections qui ont eu lieu il y a deux ans.

Les partenaires avaient frôlé un éclatement de leur alliance en juin mais étaient parvenus à un accord qui éloignait au moins temporairement une crise majeure ou le risque d’un coup d’Etat militaire qui avait inquiété l’Afrique du Sud.

Mais des médiateurs avaient exprimé des doutes sur la solidité de la coalition, estimant qu’elle ne durerait pas jusqu’aux prochaines élections prévues en 2017.

AFP

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