Une étude d’Ernst & Young détaille les nouveaux pays et secteurs de l’investissement direct en Afrique

De nouveaux pays d’Afrique,  hors du duo Nigeria et Afrique du Sud, de même que de nouveaux secteurs hors des industries extractives intéressent désormais les investisseurs étrangers en Afrique, selon une enquête sur l’attractivité du continent publiée le 15 mai par le cabinet Ernst & Young  (EY).

Le cabinet d’audit londonien, qui a sondé  quelque 500 dirigeants économiques mondiaux, indique que les investisseurs  «regardent au-delà des marchés établis comme l’Afrique du Sud et le Nigeria pour étendre leurs activités». Un chambardement a été, en effet, constaté dans le cassement des 10 premiers pays bénéficiaires de projets d’investissements directs étrangers (IDE) en 2013.

Seuls l’Afrique du Sud et le Nigeria ont conservé leurs positions de premier et troisième du classement par rapport à 2012, avec respectivement 142 et 58 projets. Le nombre de projets lancés par des investisseurs étrangers est toutefois en léger recul dans ces deux pays.

D’autres nations telles que le Kenya (68 projets), le Ghana (58 projets) ou le Mozambique (33 projets) sont en progression dans le classement. La Zambie et l’Ouganda ont fait leur entrée parmi les 10 premières positions en 2013, avec respectivement 25 et 21 projets, soit une augmentation de plus de 20 %. Résultat: en 2013, l’Afrique de l’Ouest et l’Afrique de l’Est sont pour la première fois passées devant le Maghreb, devenant les deuxième et troisième sous-régions les plus attractives après la partie méridionale du continent.

D’autre part, l’étude fait ressortir que les investisseurs manifestent aussi un intérêt inédit pour des secteurs «plus liés à la consommation». Pour la première fois, les mines et l’énergie ne sont plus dans le «top 10» des projets lancés par des investisseurs étrangers. Les technologies, les médias et les télécommunications arrivent en tête avec 150 projets. Ils sont suivis par la vente au détail et les biens de consommation avec 131 projets, puis par les services financiers avec 112 projets. Ensemble, ces secteurs comptent pour plus de 50 % du nombre total de projets recensés en 2013.

Au cours de l’année, le secteur de la vente de détail et des biens de consommation a pris le pas sur les services financiers pour devenir la deuxième activité la plus attrayante en Afrique.

Les projets IDE dans l’immobilier, le tourisme et la construction ont réalisé un bond de 63 %, faisant de ce secteur le cinquième plus attractif, soit trois places de mieux qu’en 2012. Ce changement trouve son origine dans la montée des classes moyennes sur le continent. Selon le Fonds monétaire international (FMI), le marché de la classe moyenne ou aisée, sur le continent, recouvre environ 150 millions de personnes.

L’étude Ernst & Young a, d’autre part, fait ressortir que  le Royaume-Uni arrive en tête des investisseurs en Afrique, avec 104 projets en 2013. Viennent ensuite les États-Unis qui n’ont eu que 78 projets (-20 % par rapport à 2012). Sur la dernière marche du podium, l’Afrique du Sud. Elle a réalisé 63 projets sur le reste du continent. C’est un recul par rapport à l’an dernier, mais un regain assez significatif par rapport à la période pré-crise durant laquelle l’Afrique du Sud n’avait enregistré que 12 projets en moyenne.  Une forte hausse des investissements en provenance du Japon et de l’Espagne a été aussi enregistrée.

Par ailleurs, les investisseurs africains sont passés de  8 % en 2003 à 22,8 % en 2013.

Agence Ecofin

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