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Quarante jeunes provenant de quatorze pays différents se sont réunis la semaine dernière au Caire à l’occasion d’un séminaire intitulé «Engagement des jeunes, religion et violence».

Du 18 au 22 août, des participantes et participants venus d’Europe, d’Afrique, d’Asie et du Moyen-Orient se sont penchés sur des thèmes tels que l’influence du discours religieux en tant que contribution à la consolidation de la paix et générateur de tensions violentes. Ils ont aussi été amenés à réfléchir sur le rôle des institutions religieuses et des facultés de théologie, comme l’Université Al-Azhar et l’Institut œcuménique de Bossey, sur la consolidation de la paix.

Des débats ont été organisés autour de la contribution des actions de justice sociale et des initiatives interreligieuses à la consolidation de la paix pour répondre au défi de la radicalisation et de l’extrémisme parmi les jeunes.

Un dialogue a par ailleurs eu lieu sur le concept de citoyenneté sans exclusive et les identités religieuses, ethniques et nationales. La moitié des participantes et participants étaient chrétiens et l’autre moitié musulmans.

Les jeunes ont pu rencontrer le grand imam de la mosquée Al-Azhar, le pape Tawadros II et le secrétaire général de la Ligue des États arabes, ce qui a stimulé les questions et le contexte pédagogique.

Ce séminaire, qui fait partie d’une série de séminaires de formation continue mis en place par le COE, est le premier à avoir été organisé dans le cadre d’une collaboration interreligieuse avec la mosquée et l’Université Al-Azhar.

«La religion et la jeunesse sont aujourd’hui au centre d’événements liés à la violence et à la radicalisation», a déclaré Carla Khijoyan, responsable du programme du COE pour l’engagement des jeunes dans le mouvement œcuménique. «Nous ne répondons pas en ayant peur et en nous isolant mais au contraire en nous unissant, en collaborant et en marchant ensemble dans le Pèlerinage de justice et de paix. Les jeunes chrétiens et musulmans ont eu des discussions ouvertes sur des thèmes considérés comme difficiles et sensibles dans une atmosphère de confiance et d’entente mutuelles».

World Council of Churches (WCC)

 

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