le Président et le PCS de CERCOF

Les amicales des élèves et étudiants organisent des journées d’accueil des nouveaux bacheliers en les aidants à s’inscrire et à trouver des logements au campus social.

Orientée à la faculté des sciences économiques et de gestion, Ndeye Fatou Ndiaye tient ses dossiers avec la main droite et un sac à main de couleur noire à la main gauche. Devant le commissariat du COUD, une file indienne s’est formée. Les étudiants, certains assis sur les briques, font leur entrée dans la salle. Ils légalisent les copies des attestations, relevés de notes et les cartes d’identité nécessaires pour faire l’inscription à la faculté.

Mademoiselle Ndiaye a obtenu un baccalauréat, série S2 au lycée Seydina Issa Rohou Lahi Ex LPA de Dakar. Passionnée des sciences, elle explique comment elle est arrivée ici: « j’avais choisi de faire MPI à l’UGB et malheureusement on m’a orientée à la Faseg de l’UCAD », une spécialité qui n’a jamais été son rêve. Elle aime tout ce qui est science depuis son enfance et son père l’a trouvé une école tout en l’imposant une inscription à l’UCAD car selon lui « l’université c’est la vie ». Elle a commencé une formation professionnelle dans un institut privé en génie civil depuis le début du mois de novembre pour ne pas perdre une année et pour mieux préparer sa vie professionnelle. Elle se désole de la « situation au campus social caractérisée par 8 étudiants par chambre et les queux qui se forment pour la restauration et au niveau des toilettes ne m’encourage pas.»

Âgée de 18 ans, voilée et de taille courte, Aissa Diarra originaire de Ngérigne Bambara était au lycée de Nguekhoh (Mbour). Elle s’inscrit en première année au département d’histoire, son deuxième choix après géographie, à la faculté des lettres et sciences humaine. Elle avait choisi UGB comme premier choix comme souhaitaient ses parents.

« UCAD est une des meilleures universités africaines qui connaît des difficultés liées à la diversité culturelle et éducative. C’est aussi une structure qui regroupe d’excellents étudiants du pays et pour être au même niveau qu’eux, il faut beaucoup d’efforts », constate-t-elle.

Hébergée à Claudel par sa sœur, Aissa n’a pas toujours développé des liens amicaux avec ses camarades, ainsi elle n’est pas rassurée et propose se débrouiller pour voir ce que ça va donner dans l’avenir. Elle voulait faire des concours mais ses parents la poussent à finir au moins un cycle universitaire afin d’avoir une licence académique parce qu’elle est encore jaune.

Pour soutenir et orienter les étudiants dans la procédure d’inscription, les anciens étudiants réunis autour des amicales ont organisé des journées d’accueil des nouveaux bacheliers et sont repartis en groupes chargés de guider ces derniers au service médical pour les visites médicales et aux facultés pour les inscriptions pédagogiques. Après une petite discussion entre le président, le PCS et le PCP, ils rassurent les nouveaux bacheliers en trouvant une chambre au grand campus pour prendre en charge ses étudiants.

Il est 11 heures devant le service médical, Rémon Diagne, président du CERCOF (cercle des étudiants ressortissants de la commune de Fimela), porte une chemise blanche où on peut lire « CERCOF au service de ses étudiants ». Il attend, devant le service médical des étudiants, avec le président de la commission sociale ses frères et sœurs qui sont à l’intérieur de l’enceinte. Ils sont là depuis 6 heures. Pour soutenir les étudiants qui n’ont pas encore maitrisé la situation, le président prévoit : « une journée d’intégration en inscrivant les nouveaux membres, distribuant des tickets de restauration et des cours de renforcements. »

A coté du président du CERCOF, Elène, étudiante en 1ère année en droit de l’année universitaire 2016-2017, est venue avec sa petite sœur admise à l’UCAD. « Les conditions sont très difficiles et pas favorables pour tout le monde car les cours sont dispensés dans des chapiteaux qui dégagent de la chaleur et chapitres et matières au programme sont aussi nombreux. Plusieurs étudiants sont obligés de reprendre l’année ou de quitter l’université pour faire une formation ailleurs», Explique-t-elle.

                                                                le SG de ACEEZ et Astou Penda

Astou Penda, vingt quatre ans, rencontrée au terrain-basket des pavillons J-K-L,  se précipite pour rentrer à keur massar à deux heures de l’UCAD. Elle aussi n’a pas aimé faire l’Anglais à la faculté des lettres et étudier à l’université de Dakar. Elle argumente : « J’aimerais être orientée à l’université de Ziguinchor car je connais bien la zone et mes parents y vivent. Elle ajoute : « Je reste ici en espérant trouver des moyens pour faire une formation en journalisme.»

Les nouveaux étudiants ressortissants de Ziguinchor, membres de l’ACEEZ-Amicale communale des Élèves et Étudiants de Ziguinchor- vont bénéficier d’un programme de tutorat et d’un immeuble aux alentours de l’UCAD dès le début du mois de janvier 2018. « C’est une initiative qui vise à assister les étudiants qui viennent de notre commune sur le plan financier, pédagogique et social et à maintenir les étudiants dans cette université pour devenir un produit fini de qualité», lance le secrétaire général de l’ACEEZ, Amadou Sagna inscrit en troisième année au département de philosophie.

Les activités organisées dans les universités et dans les localités des étudiants sont le plus souvent financées par les maires, députés et les anciens élèves et étudiants. Les fonds collectés sont pour la plus part des cas inférieurs aux besoins des amicales comme les charges d’eau et d’électricité et de location de l’appartement.

BA Oumar

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