fa9Le président sortant, Faure Gnassingbé, dont la famille régente le Togo depuis quarante-huit ans, a été réélu par 58,75 % des suffrages exprimés, contre 34,95 % à son principal adversaire, Jean-Pierre Fabre, a annoncé mardi 28 avril dans la soirée la commission électorale togolaise. « La commission électorale nationale constate que Faure Essozimna Gnassingbé est élu au titre des résultats provisoires, sous réserve de confirmation de ces résultats par la Cour constitutionnelle », a déclaré Taffa Tabiou, le président de la Commission électorale nationale indépendante (CENI). L’abstention s’élève à 40,01 %, contre 35,32 % à la précédente élection présidentielle, en 2010.

“C’est une victoire méritée. C’est la victoire du peuple togolais qui entend, avec le président Faure Gnassingbé, continuer à avancer vers le progrès et dans la paix”, a réagi la présidence togolaise.

Contestation du camp adverse

L’annonce des résultats partiels de l’élection de samedi se faisait jusque-là au compte-gouttes, le comptage piétinant parce que le camp Fabre contestait certains résultats en criant à la fraude.

La venue mardi à Lomé du président ghanéen John Dramani Mahama, président en exercice de la Communauté économique des États d’Afrique de l’Ouest (Cédéao), et de son homologue ivoirien Alassane Ouattara, semble avoir débloqué la situation.

Les deux chefs d’État, après avoir rencontré les deux adversaires, ont enjoint la commission électorale “de continuer et d’accélérer le processus électoral et de finir son travail”, a indiqué le président ghanéen. Ils ont également demandé à la commission “de transmettre [son] rapport à la Cour constitutionnelle” mercredi, selon le chef de la commission.

L’Union européenne (UE), principal bailleur de fonds international au Togo, a estimé que l’élection s’était “déroulée dans le calme, confirmant l’attachement du peuple togolais à la démocratie”. La Cédéao et l’Union africaine (UA), qui avaient déployé des observateurs électoraux, ont également estimé que le scrutin s’était déroulé dans la liberté et la transparence.

Faure Gnassingbé, dont la famille régente le pays depuis 48 ans, avait été porté au pouvoir en 2005 par l’armée à la mort de son père, le général Gnassingbé Eyadéma, qui régna d’une main de fer sur le pays pendant 38 ans. Une présidentielle calamiteuse avait suivi la même année, entachée de violences – 400 à 500 morts et des milliers de blessés, selon l’ONU – et de fraudes massives.

 

 

Avec AFP

 

 

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