11811286_1034372759920835_3749305908500222645_nInterrogé depuis Berlin, Monsieur SOKOME affirme que partout dans le monde la fonction publique exige une déontologie du fonctionnaire. Pour lui, cette déontologie se traduit selon la jurisprudence sénégalaise par une invitation au respect de bonnes pratiques professionnelles mais aussi à une normalisation des comportements des agents publics. Ne confondons pas déontologie et courage civil ou opinion politique.

Pour le consultant juridique et politique sénégalais, les opinions politiques des fonctionnaires peuvent varier selon leur rang et leur corps. Les petits fonctionnaires sont plus que politiques que les hauts fonctionnaires. Les deux sont tenus à une certaine réserve. Ce qui est permis et admis pour un instituteur ne le serait pas pour un recteur. Un haut fonctionnaire sert la République et il ne l’incarne pas. Un préfet incarne la République. L’obligation de discrétion professionnelle et de respect du secret professionnel est une vertu administrative qui incombe à tout fonctionnaire quelque soit la circonstance et son idéologie politique. Un serviteur de la République ne doit pas divulguer des informations ou des documents dont il a eu connaissance à l’occasion de ses fonctions, sans peine de sanctions disciplinaires ou pénales, dixit Monsieur SOKOME.

Le juriste et politologue précise que la révélation des secrets acquis est permise ou obligatoire dans une certaine mesure si c’est pour prouver son innocence ou par décision expresse de l’autorité dont dépend le fonctionnaire. Malheureusement certains fonctionnaires politiciens violent la tradition de neutralité politique de la haute fonction publique et c´est le cas de Ousmane SONKO qui est président d´une formation politique (Pastef) bafouant le principe du non-respect de l´obligation de discrétion professionnelle et de loyauté vis á vis de l´Etat. En tant que fonctionnaire lié á l´Etat dans une situation statutaire et règlementaire régie par le droit public sénégalais, Monsieur SONKO doit être poursuivi devant la justice pénale et le conseil de discipline, rétorque le consultant. La sanction pénale si elle existe trouve sa justification dans la relation de service liant le fonctionnaire à son administration et elle ne doit pas être politisée ni être confondue avec le courage civil ou le patriotisme. Cela ne signifie nullement que le fonctionnaire ne jouit pas du bénéfice des droits et libertés constitutionnellement garantis comme tout citoyen mais seulement il ne peut faire ce qu’il veut avec les faits, informations ou documents dont il a eu connaissance dans l’exercice de sa fonction. Force reste á la loi et un État doit être fort et puissant pour écraser les ennemis de la République conclut le juriste.

Pour rappel á nos lecteurs, Ousmane SONKO, est un inspecteur des Impôts et Domaines du Sénégal et en même temps leader d´un parti d´opposition intitulé ” les Patriotes du Sénégal pour la transparence, l’éthique et la fraternité (Pastef)”. Il dénonce la corruption au plus haut sommet de l´Etat sénégalais et il a dévoilé plusieurs secrets professionnels au niveau de l´administration sénégalaise.

Africpost 

 

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