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Le limogeage du ministre Fatou Tambédou domine l’actualité du jour. Le QUOTIDIEN comme les autres journaux, donne les raisons. C’est Fatou Tambédou, ministre délégué chargé de la Restructuration et de la requalification des banlieues qui s’est en prise vertement à son ministre de tutelle, Diène Farba Sarr. A côté de lui et devant les députés lors du vote du projet de loi portant sur la loi d’orientation sur l’habitat social, Fatou Tambédou déclare, « en m’apprêtant à venir à l’Assemblée, vous m’avez dit au téléphone de sursoir à venir à l’hémicycle. Que ça soit la première et la dernière fois que vous me dites de ne pas venir à l’Assemblée nationale ». Fatou Tambédou explique aussi qu’elle n’a aucune information sur l’utilisation du budget du ministère du Renouveau urbain, qu’elle ne bénéficie pas d’une dotation de carburant. De même, elle accuse le ministre Diène Farba Sarr d’être derrière la rumeur qui circule, faisant état d’une maladie dont elle souffrirait. Devant les députés comme devant les journalistes, le ministre du Renouveau urbain n’a pas fait de commentaires sur le sujet. Seulement, le POP renseigne que moins de 3h après sa sortie, Fatou Tambédou a été limogée et remplacée par Gorgui Ndong, spécialiste en gestion des ressources humaines, précédemment membre du Collège du Fonds de développement du service universel des télécommunications (Fdsut). WALFQUOTIDIEN trouve que « c’est le gouvernement qui se donne en spectacle ».

L’autre actualité forte, c’est la suite de l’affaire Ibrahima Samb, ce taximan tué par Ousseynou Diop. LIBÉRATION donne « les premiers éléments de l’enquête ». Le journal écrit que devant les enquêteurs, Ousseynou Diop a reconnu avoir abattu le taximan Ibrahima Samb au niveau de la station Shell, se trouvant, à hauteur de l’imprimerie Tandian. La raison de l’altercation, l’un et l’autre voulaient se servir en premier… Diop a ajouté que s’il a pété un plomb jusqu’à user de son arme à deux reprises avant d’abattre le taximan, c’est que ce dernier l’aurait insulté de mère avec une violence inouïe. Les sources de LIBÉRATION expliquent que le meurtrier disposait d’une autorisation de port d’armes toujours en vigueur. La TRIBUNE ajoute qu’après avoir abattu sa victime, Ousseynou Diop a appelé sa femme pour l’informer de son acte. Cette dernière lui a demandé donc d’aller à la gendarmerie. C’est ainsi que sa femme et ses proches ont appris la triste nouvelle. L’OBS nous parle d’Ousseynou Diop, 33 ans, commerçant et acteur en herbe (il a joué dans la série « Nandité » diffusée par la Tfm). Il est marié et père d’une fillette qui a soufflé sa première bougie cette semaine. Pour la victime, le POP informe qu’ « il repose désormais au cimetière de Notto Gouye Diama, à Mont Rolland, auprès de son défunt père. C’est hier, vers 21h, qu’il a été mis sous terre ». L’AS informe que « cette affaire s’est invitée, hier, à l’Assemblée nationale lors du vote du projet de loi portant modification du Code pénal. Et, de nombreux députés ont vigoureusement dénoncé le regain de violence que connaît notre pays. Aussi, ont-ils, invité la justice à réprimer sévèrement l’auteur de cet odieux crime ».

D’ailleurs pour ce passage du ministre de la Justice à l’Assemblée nationale, SUDQUOTIDIEN, informe qu’à travers les réformes apportées dans le Code pénal et le Code de procédure pénal, l’Etat vise à instaurer et corser les dispositions qui vont favoriser la lutte contre les nouvelles menaces sécuritaires, surtout le terrorisme.

D’autres sujets dans la presse du jour. Le SOLEIL parle de la fin de la visite officielle du président Macky Sall à Varsovie. Le chef de l’Etat polonais s’est félicité de la forte croissance de l’ordre de 20% en 2016 du volume des échanges commerciaux entre la Pologne et le Sénégal.

Terminons avec ENQUÊTE qui met à sa UNE « Série de démissions à la CPI : La fuite en avant ». Le journal parle de la cascade de démissions à la CPI : Burundi, Afrique du Sud et depuis avant-hier la Gambie. ENQUÊTE explique ainsi que « la Cour pénale internationale est menacée par une vague de démissions de certains pays africains qui jugent l’institution discriminatoire ou plutôt veulent se soustraire à la justice pénale internationale mais sans succès ». Dans le journal, Me Assane Dioma Ndiaye, président de la Ligue sénégalaise des droits de l’homme déclare que « ceux qui ont les mains propres n’ont pas de problèmes avc la CPI ».

Ndiaga DIOUF, Journaliste

 

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