Commençons ce tour d’horizon de la presse du jour avec ce scandale au ministère de l’Assainissement. Selon plusieurs journaux dont l’AS, le directeur de l’Assainissement, Arouna Traoré et quatre entrepreneurs ont été arrêtés et placés en garde à vue à la Brigade de recherches de la gendarmerie de Faidherbe. Le journal ajoute que le Dage, le Contrôleur des opérations financières et le Directeur de cabinet du dit ministère, ont été également cuisinés avant d’être relâchés. C’est une affaire de marchés fictifs et d’escroquerie portant sur des deniers publics à la suite d’une plainte de l’Agent judiciaire de l’Etat.

LIBÉRATION parle de la onzième prolongation du dossier d’instruction dans l’affaire Aïda Ndiongue par la Commission d’instruction de la Crei. Selon le journal, c’est une demande de l’expert chargé de l’inventaire des biens d’Aïda Ndiongue. Par contre, LIBERATION informe que le dossier d’Abdoulaye Baldé semble être dans son dernier tournant et qu’au niveau de la Crei cela pourrait être bouclé d’ici à février.

Dans le domaine des Finances, un rapport de la Direction générale de la planification et des politiques économiques présente les potentialités du Sénégal en matière de fiscalité. L’étude de cette direction révèle que notre pays regorge un potentiel fiscal de 1 695 milliards de FCFA. Le SOLEIL qui donne ces informations, informe par ailleurs que l’objectif de 1000 milliards de recettes en 2016, a été atteint.

Sur le plan de la santé, sachez qu’ils sont nombreux les médecins qui s’exercent dans l’illégalité au Sénégal. Selon l’Ordre national des Médecins du Sénégal (Onms), seuls 1007 sont en règle, c’est-à-dire inscrits à l’Onms. ENQUÊTE qui donne ces explications, informe que l’ordre a décidé de sévir pour assainir sa profession. Pour votre santé toujours, sachez que l’alerte rouge à la pollution débutée la semaine dernière est passée au rouge depuis dimanche. Ce qui veut dire que la qualité de l’air reste très mauvaise. Le centre de gestion de la qualité de l’air de la direction de l’environnement et des établissements classés, explique, dans VOXPOPULI que cette situation peut se maintenir jusqu’au 31 décembre et peut déclencher des crises d’asthme et autres affections respiratoires.

En politique, l’OBS informe que le Ps est miné au-delà de la crise interne par un viol au quotidien de ses textes par son secrétaire général, Ousmane Tanor Dieng. Le journal donne l’exemple du comité central du parti qui s’est réuni depuis 2014 une seule fois alors que cette instance doit se réunir au moins trois fois dans l’année. De même, les textes ne sont pas respectés en ce qui concerne la convocation du bureau politique. Seulement pour le porte-parole adjoint du Ps, Me Moussa Bocar Thiam dans l’OBS, « il n’y a aucune disposition des textes du Ps qui sanctionne la non tenue à date régulière d’une réunion d’un organe ».

WALFQUOTIDIEN fait constater que de nombreux chefs d’Etat qui ne s’y étaient pas préparés ont été balayés en 2016 et des outsiders ont pris le pouvoir comme au Bénin, aux Usa, en Gambie et bientôt en Angola et en France. Selon le journal c’est un scénario qui doit faire réfléchir plus d’un au Sénégal qui n’est en rien une exception.

A la UNE du journal LES ECHOS, on parle de l’arrestation de 13 « sauvageons » après avoir manifesté leur colère à Fatick contre le chef de l’Etat et les responsables locaux de leur parti. Ces jeunes reprochent à leurs responsables de les avoir abandonnés alors qu’ils étaient aux premières lignes du combat pour leur accession au pouvoir. Dans DIRECT INFO pourtant Abourahmane Mbengue, ex-président de l’Amicale des étudiants de Fatick soutient que le DG du Port a octroyé plus de 1000 emplois dont 400 aux jeunes de Fatick.

Sur la situation en Gambie, la TRIBUNE croit que l’option militaire est la seule possibilité pour installer le président élu. Le journal pense ainsi que certains ont raison de quitter le pays avant le déclenchement des hostilités. La TRIBUNE rappelle qu’un contingent de l’Ecomog est disponible avec 600 soldats du Nigéria, du Burkina, du Sénégal, du Togo et du Niger. Sur cette crise, Ousmane Tanor Dieng, président du Hcct, invite, dans SUDQUOTIDIEN, à plus de diplomatie.

Sur les relations entre le Sénégal et Israël, Emmanuel Nahshon soutient à la UNE du QUOTIDIEN que son pays peut reconsidérer le gel, si le Sénégal reconsidère sa position. Le porte-parole du ministère israélien des Affaires étrangères soutient aussi que « les palestiniens ne sont pas utiles au Sénégal en matière de coopération ».

Ndiaga DIOUF, Journaliste

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