Plusieurs sujets à la UNE de la presse du jour, dont la relance des auditions à la Crei. Ce choix fait à la veille des législatives suscite selon SUDQUOTIDIEN, une controverse dans la sphère politique. Si du côté de l’opposition, on voit la main de l’Etat contre des adversaires politiques, du côté de la mouvance présidentielle, on théorise la nécessité de la reddition des comptes, qu’importent le contexte et le temps. Il faut préciser avec LES ECHOS le passage hier devant la Commission d’instruction de la Crei durant trois tours d’horloge de Mme Aminata Gassama, l’épouse d’Abdoulaye Baldé. Le journal ajoute que cette Commission va entendre ce dernier jeudi. WALFQUOTIDIEN parle d’une perspective sombre pour le maire de Ziguinchor. Selon le journal au-delà de sa convocation par la Crei, Baldé est harcelé par l’Apr et snobé par Manko.

L’AS et le QUOTIDIEN parlent du départ de Jean Paul Dias de la mouvance présidentielle pour Manko Taxawu Sénégal. Par cet acte, le QUOTIDIEN explique que Dias vient ainsi de mettre fin à son compagnonnage avec Benno bokk yaakaar mais aussi avec Macky Sall. VOX POPULI informe donc après Mansour Sy « Djamil », Hélène Tine, Jean Paul Dias, Me El Hadji Diouf est dans l’antichambre.

Pape Samba Mboup et Farba Senghor, pour rien au monde, ne vont revenir à la maison du père, informe le journal 24HEURES. Ils sont porteurs d’une offre politique sous le joug du mouvement « Mbolome Wade » qui participera aux élections législatives sous la bannière d’une coalition qui sera rendue publique le 25 mai.

L’OBS réalise un dossier sur le parti présidentiel. C’est pour constater qu’au sein de l’Apr, les mots volent bas et ses responsables se distinguent par des querelles intestines incessantes, des attaques intempestives par presse interposée. Cela au grand dam du patron, Macky Sall qui semble parfois être dépassé par les évènements. Résultats des courses, « l’Alliance pour la République, un parti d’indiscipline ». C’est le sujet à la UNE de DIRECT INFO qui soutient que c’est la symphonie du désordre qui se joue à l’Apr. Chacun, sous des angles différents, y va avec son tempo. Le journal donne les cas de Moustapha Diakhaté et de Moustapha Cissé Lô.

REWMI trouve que ça gaze ! Le journal rapporte ainsi la nouvelle découverte d’un important gisement de gaz au niveau de Cayar Offshore. Cette découverte de Kosmos est considérée comme un gisement plus important que le premier appelé Yakaar 1. Pas loin de là, LIBERATION affiche le sourire du DG de la Senelec. La boîte dirigée par Makhtar Cissé a fait un bénéfice de 30 milliards lors de l’exercice 2016. Cela après avoir obtenu un bénéfice de 12 milliards en 2015. Ce n’est pas la même performance qu’au niveau de la Direction générale des Impôts et des Domaines. Selon le TEMOIN, les recettes fiscales ont baissé de 25 milliards au 1er trimestre de l’année 2017. Officiellement, cette contreperformance s’explique par les faibles versements en matière de Fonds de Soutien à l’importation des Produits Pétroliers (FSIPP). Mais selon le journal, citant certains agents, cela découle du climat délétère provoqué par la crise autour de la répartition des fonds communs de la maison. Terminons sur ces sujets économiques avec le SOLEIL qui annonce la fin de la visite du vice-président chinois au Sénégal. Son pays annonce le financement supplémentaire de 250 forages, une aide sans contrepartie de 25 milliards de Fcfa et 200 nouvelles bourses pour les étudiants.

La TRIBUNE réalise un dossier sur la grossesse non désirée, le viol, l’inceste, et le manque de protection des victimes. On peut retenir le témoignage poignant de cette maman abattue par la grossesse de sa fille aînée ou encore une jeune fille violée par son oncle maternel. On y apprend que des femmes désespérées ont recours à l’infanticide. Là où l’imam Moctar Ndiaye, imam ratibe de la mosquée de Liberté 6 soutient qu’une grossesse quelle que soit sa nature, doit être préservée jusqu’à son terme.

Terminons avec cet autre dossier santé dans le journal ENQUETE. Le journal informe que notre pays enregistre chaque année des milliers de brûlés dont des centaines de cas jugés graves et pourtant, on ne dispose pas ni de structures, ni de moyens adaptés encore moins de personnel qualifié en la matière. Résumé de la situation, « Traitement des brûlures au Sénégal : Le grand désert médical ».

Ndiaga DIOUF, Journaliste

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