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Le Gouvernement du Sénégal veillera à l’application de la baisse des prix des produits pétroliers.

Le prix du gasoil baisse de 102 francs Cfa le litre en évoluant de 792 à 690 francs Cfa, celui du super carburant baisse de 889 à 795 francs le litre alors que le litre de l’essence pirogue baisse de 100 francs en passant de 687 à 587 francs. Le prix de la bouteille de 6 kg de gaz butane évolue de 3700 à 3200 francs, soit une baisse de 420 francs. Telles sont les bonnes nouvelles du moment pour les consommateurs sénégalais. L’Etat du Sénégal a décidé de répercuter la baisse du coût du baril de pétrole. Une mesure qui arrive comme un baume dans le cœur des consommateurs.

Mais si pondre une mesure est une chose, l’appliquer en est une autre, et souvent la plus difficile. Et les consommateurs émettent déjà quelques soucis. Selon M. Ndiaye, Professeur de Français habitant Hann Mariste, il faut que les commerçants soient conscientisés. «Quand il s’agit de hausse, parfois, ils n’attendent même pas l’entrée en vigueur de la mesure, mais quand il s’agit de baisse, ils sont là à attendre que les stocks soient épuisés et c’est parti pour d’énormes couacs », avertit-il.

Comme s’il avait écho des propos de M. Ndiaye, Abdou Diallo, gérant de magasin, derrière l’immeuble G de Hann Mariste estime que c’est parfois très compliqué. «En fait pour les magasins, on achète en grande quantité, et si une telle mesure vient sonner la baisse des prix c’est compliqué. Pour les bonbonnes de 6 kilos, on a rempli nos entrepôts de ça, si on doit baisser de presque 500 francs, c’est difficile quand même », se plaint-il.

L’Etat veille au grain…

Habitué à de telles plaintes, le gouvernement veillera sur la stabilité des prix des produits pétroliers après la mesure de baisse survenue. Selon le ministre de l’Energie, du Développement des Energies renouvelables, Maïmouna Ndoye Seck, on va fixer deux niveaux de prix, un de faible et un autre prix plafond et tant que les prix vont varier dans cette fourchette, on n’augmentera et on ne diminuera pas. «Les niveaux de baisse que nous avons constatés sur le marché international ont pu justifier une baisse sensible de tous les produits, essence, gasoil, mais aussi les produits noirs utilisés par les boulangers et les industriels (diesel) sans remettre en cause le principe de stabilisation », a dit Mme Seck.

Par ailleurs, elle estime que cette baisse très importante va permettre aux operateurs d’évoluer dans des conditions normales de fonctionnement.

Même si les produits pétroliers s’apparentent à l’électricité, cette mesure ne risque pas d’avoir des impacts sur celle ci, du moins dans le moyen terme. Selon Mme Seck, à court terme, cela ne peut pas être envisagé. «Le combustible qui est utilisé par la SENELEC n’a jamais fait l’objet de stabilisation donc, c’est la vérité des prix qui a toujours été appliquée aux combustibles consommés par la SENELEC. Depuis 2009, le gouvernement subventionne le prix de l’électricité, cette subvention a atteint 35% à un moment et avec la baisse des prix, cette subvention se situe aux alentours de 20%, donc la baisse va d’abord se répercuter sur la subvention et quant elle disparaîtra, toute baisse supplémentaire serait répercutée sur les prix de l’électricité », a-t-elle précisé.

 

 Auteur: Oumar Fédior

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