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Ibrahim Khalil Bourgi dit Bibo, accusé par la justice sénégalaise de complicité d’enrichissement illicite avec l’ancien ministre sénégalais Karim Wade, est rentré à Dakar samedi soir après un séjour en France pour des raisons médicales, ont rapporté plusieurs médias, dimanche. M. Bourgi a été évacué vers la France, fin août pour pouvoir se soigner. Avant son évacuation, il était interné dans un hôpital dakarois.

Ibrahim Khalil Bourgi, de nationalité française, est accusé par la justice sénégalaise de complicité d’enrichissement illicite avec l’ancien ministre sénégalais Karim Wade, dont il serait un ami. Couché sur une civière, il a comparu devant la Cour de répression de l’enrichissement illicite (CREI), qui a ouvert en juillet dernier le procès de M. Wade et de ses coaccusés.

Son état de santé a impacté le déroulement du procès, certains des prévenus ayant refusé, en août, de répondre aux questions de la CREI et des avocats de la partie civile, l’Etat du Sénégal. Ils exigeaient la présence de M. Bourgi à toutes les audiences du procès, sans quoi ils n’allaient plus se prononcer.

“Bibo Bourgi, qui s’est conformé à l’autorisation de 45 jours de la CREI, comparaîtra ce lundi à la réouverture du procès Karim Wade (…) s’il plaît à Dieu, il se présentera à l’audience de ce lundi”, a déclaré sur la RFM, son avocat Baboucar Cissé.

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Photo/Bibo Bourgi allongé sur son lit d´hôpital 

Karim Wade est accusé de s’être enrichi de manière illicite avec l’argent de l’Etat, à hauteur de 117 milliards de francs CFA.

Son procès repend ce lundi après des semaines de suspension, à cause du limogeage, le 11 novembre, du procureur spécial de la CREI, Alioune Ndao. Il a été remplacé par le magistrat Cheikh Tidiane Mara.

Mara exerçait depuis avril 2013 les fonctions de directeur des services judiciaires à l’administration centrale du département de la Justice. Selon son curriculum vitae reçu du service de communication du ministère de la Justice, il est sorti en 1977 de l’ex-Ecole nationale d’administration et de magistrature (ENAM), qui deviendra plus tard l’Ecole nationale d’administration (ENA).

Cheikh Tidiane Mara a eu “une expérience professionnelle nationale et internationale”. “Parquetier chevronné, il a débuté son magistère en qualité de substitut intérimaire du procureur du Tribunal de première instance de Saint-Louis”, indique le texte. En 1979, il est nommé procureur du Tribunal de première instance de Louga (nord) et devient ensuite substitut du procureur du Tribunal régional Hors classe de Dakar, avant d’être nommé procureur de la même juridiction.

Cheikh Tidiane Mara a ensuite exercé les fonctions de procureur intérimaire du Tribunal régional Hors classe. Il sera ensuite avocat général de la cour d’appel de Dakar, puis avocat général délégué de la Cour de cassation, ensuite commissaire du gouvernement auprès de la Cour de discipline budgétaire.

Au plan international, M. Mara a servi les Nations unies, où il a travaillé comme enquêteur du Tribunal pénal international pour le Rwanda (TPIR), de mai 1996 à février 2013. Il a exercé les fonctions de conseiller juridique du TPIR, avant de réintégrer la magistrature sénégalaise.

 

 

APS

 

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