talibesZaccharia Ndiaye est un jeune sénégalais (Photo en compagnie des enfants talibés). Il fait partie de cette race d’individus qui ont des idées plein la tête. Aux États-Unis où il vit actuellement, le jeune homme s’est illustré dans les technologies de l’information et entend agir pour son continent. Venir en aide aux enfants en difficulté dans le monde, telle est l´une de sa mission humanitaire. Portrait d´un jeune humanitaire et féru de technologies de l´information. 

La mine sérieuse, la mise soignée, Zaccharia Ndiaye est un Saint-Louisien du Sénégal qui porte dignement son nom. Chez ce jeune homme, le savoir entre en parfaite symbiose avec la prestance. Il est curieux de son monde et réfléchit férocement sur le futur. Zaccharia n’a pas de temps, trop plongé qu’il est dans sa quête permanente du savoir. ‘’Je me dois, dit-il, d’apprendre quelque chose de nouveau, tous les jours. Si je n’absorbe pas de nouvelles informations quotidiennement, cela signifie que j’ai gaspillé une grande partie de ma journée’’, déclare-t-il, le regard profond.

Dans la vingtaine, il est titulaire d’une maîtrise en Science de l’information, spécialisé dans les Technologies et systèmes de l’information, Gestion et politique générale. Il a eu l’opportunité de participer à un programme d’Études à l’étranger à Shanghai, en Chine pour parachever sa formation. C’est ainsi qu’il a eu l’honneur de recevoir de nombreux prix parmi lesquels, le Spellman qui récompense l’achèvement académique, Chi Alpha Espilon Honor Society qui inclut l’EOP – programme d’égalité éducative, le Collegiate Science and Technology Entry Program, ou C-STEP – un programme de mentoring.

Enrichi de toute cette expérience, le jeune parfaitement bilingue maîtrise l’anglais, le français et a de l’ambition pour son pays. De 2009 à 2012, il a été accepté dans le programme combiné de maîtrise en Sciences de l’information à l’Université d’Albany. Zaccharia  Ndiaye a travaillé dans cette dernière université, en tant qu’assistant pédagogique en Technologies de l’Information. Actuellement, il travaille comme Spécialiste de Niveau 2 des Technologies de l’Information, pour le Bureau des Services d’Informations et Technologies du gouvernement de l’Etat de New York. ‘’L’école, dit-il, m’a permis de repousser mes limites, de beaucoup progresser et de me placer au beau milieu d’individus et professeurs d’une grande sagesse et humilité. Dès lors, il me paraît nécessaire de servir la communauté qui m’avait permis de trouver ma voie.’’

Un adepte de l’humanitaire

Déjà à Dakar, la capitale sénégalaise, il participait activement aux activités associatives. A la Cité des Nations Unies, un quartier de Dakar, il avait entrepris la tâche difficile d’encadrer des enfants désavantagés, avec des ressources limitées, en mettant en place des projets de longue durée pour ces mêmes enfants. Se rappelant cette époque, il souligne : ‘’Le challenge était unique et me semblait être en dehors de mes capacités, mais à la fin de mon mandat, j’avais réussi à transmettre à ces enfants le désir, la volonté de réussir et un ferme engagement à aller de l’avant dans cet environnement si défavorable.’’ Chemin faisant, Zaccharia a également contribué financièrement, avec l’aide de son père et de ses frères, à la construction et au parrainage de ‘’Daaras’’ à Dakar. Une partie de l’argent a été utilisée pour l’achat de fournitures et pour subventionner le salaire des enseignants. Il s’explique : ‘’Nous vivons un vrai drame dans la société sénégalaise. J’avais les larmes aux yeux, en voyant les conditions et la gestion des Daaras au Sénégal, à Guédiawaye. Cinquante talibés partagent deux chambres, ils vivent sans leurs parents et passent la plupart de leur temps à mendier dans les rues du pays, exposés à tous les dangers du monde. Je pense profondément que c’est une défaite de la société sénégalaise.’’

Au Sénégal, son pays natal, le jeune Zaccharia intégra de nombreuses organisations dont l’objectif est de soutenir les communautés défavorisées et d’organiser des festivals locaux. Cela lui a permis de recueillir des dons, de soutenir des orphelins, d’aider des familles en proie à des difficultés financières et d’organiser des forums pour éduquer les populations sur l’hygiène et la prévention des maladies. En visite au Sénégal en janvier 2014, il s’est employé à faire des dons aux « Daaraas » ou écoles coraniques et à la garderie d’enfants communautaire ‘’Ousmane Samb’’ mise en place par l’association ‘’Dimbali Sa Ndjaboot’’, sise à Guédiawaye.

Propos recueillis par Amadou Ndiaye 

 

 

 

 

 

 

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