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La septième revue des résultats économiques obtenus par le Sénégal dans le cadre du programme appuyé par l’Instrument de soutien à la politique économique (ISPE) effectué par le conseil d’administration du Fonds Monétaire International (FMI), révèle des résultats mitigés, a-t-on appris d’un communiqué de l’institution de Bretton Woods.

« La mise en œuvre du programme a donné des résultats contrastés. Tous les critères d’évaluation quantitatifs ainsi que tous les objectifs indicatifs, sauf un pour fin 2013, ont été observés, y compris en ce qui concerne le déficit budgétaire, et ce, bien que les recettes aient été nettement inférieures au niveau prévu. Cependant, la mise en œuvre des réformes structurelles a été lente de sorte que plusieurs repères ont été atteints après les délais fixés », explique le FMI dans un communiqué

La croissance du PIB a en effet été plus faible que prévu en 2013 au Sénégal, les premières estimations des autorités faisant état d’un taux de croissance de 3,5 %, en raison de la baisse de la production agricole et de problèmes temporaires dans les secteurs industriel et minier. En revanche, le secteur des télécommunications et celui de la construction ont fait preuve de dynamisme. L’inflation est descendue à 0,7 % en moyenne grâce à la détente des prix des produits de base agricoles sur les marchés internationaux.

Or, au terme de la sixième évaluation du programme en décembre 2010, il était question que les mesures envisagées dans le cadre du prochain programme ISPE (l’actuel) soient axées sur l’accélération de la croissance économique et le renforcement de la résistance aux chocs, afin d’aider le Sénégal à atteindre ses objectifs de développement et de réduction de la pauvreté.

Les autorités sénégalaises se concentrent désormais sur la réduction du déficit public, qu’elles veulent porter de 5,5% du PIB (Produit Intérieur Brut) en 2013, à 5,1% en 2014. Une ambition saluée par le FMI. L’institution salue aussi le Plan Sénégal Émergent qui selon elle, offre un bon diagnostic et une vision pour le pays. Le Fonds estime aussi que la mise en œuvre de ce plan de développement devrait être facilitée par une adhésion au plus haut niveau et un large soutien de la communauté internationale. Il ne précise cependant pas si le soutien dont il est question prendra la forme d’emprunts conditionnels ou non conditionnels.

Idriss Linge

Agence Ecofin

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