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A l’ère contemporaine, l’activité politique exercée par les représentants et les gouvernants revêt une forme particulière et ce, peu importe le régime politique mis en place. En effet, dans les sociétés organisées l’activité politique présente une nouvelle configuration : celle de la professionnalisation de la vie politique. Dorénavant, la politique apparaît comme métier avec à la clé une rétribution en plus de tous les avantages liés à l’exercice de certaines responsabilités. C’est en ce sens, que cet article se propose de donner les lignes directrices de ce que doit contenir un discours politique et permettre dès lors au lecteur d’y voir plus clair.

Le véritable contenu d’un discours politique?

Dans cette activité politique, la pression exercée par l’opinion publique doit insuffler un nouvel élan. Mieux encore, la récurrence des élections offrant un renouvellement de la classe des représentants doit sophistiquer davantage le discours présenté aux représentés par les représentants. Que ce soit au sein de l’hémicycle ou de la classe gouvernante, le discours politique reflète plus un engagement partisan et/ou sectoriel qu’un engagement en faveur de la satisfaction de l’intérêt général. Une action politique si elle veut se pérenniser, doit viser la satisfaction de cet intérêt général. C’est en ce sens qu’Abraham Lincoln soutenait que dans une démocratie se définissant comme un « gouvernement pour le peuple », il est impératif que la satisfaction des citoyens soit la seule et véritable ambition qui doit légitimer l’action des représentants.

Quels enjeux pour un discours politique?

Un discours motivé par la satisfaction de l’intérêt général doit impérativement inclure des thématiques telles que la faiblesse ou la montée du taux de chômage, la baisse du pouvoir d’achat, la question de la qualité de vie entre autres. La prise en compte de ces sujets doit faciliter ou décourager l’émergence de la satisfaction des gouvernés et ce, aussi subjective que soit la notion.

Quel rôle des médias dans la politique ?

Il faut rappeler que les différentes révolutions technologiques intervenues de la naissance de la presse écrite au triomphe contemporain d’internet ont profondément bouleversé les conditions de l’exercice du métier politique. En effet, ce dernier doit s’exercer dans des conditions particulières. D’abord, doit apparaître une abolition tendancielle de la coupure entre paroles stériles et actes réputés féconds. Ensuite, le poids des contraintes de plus en plus pesant doit réduire considérablement la marge de manœuvre des gouvernants. Puis, la dernière concerne les effets d’une action législative concrète qui restent difficiles à anticiper et à maitriser.

L’objectif de l’activité politique?

Le pouvoir d’initiative, c’est la capacité offerte aux gouvernants et représentants de lancer un processus décisionnel et qui permet de susciter une dynamique d’études, de concertations mais aussi de négociations. C’est ainsi que les députés se doivent d’intervenir en faveur de leur circonscription, de leurs électeurs, d’intérêts sectoriels, et des groupes sociaux. Il faut rappeler que le leitmotiv de cette activité politique en général doit demeurer une lutte sans cesse de la satisfaction de l’idée conçue de la notion d’intérêt général. Pour ce faire, il reste primordial de maitriser des connaissances sociologiques d’ordre empirique qui doivent permettre de pouvoir mais surtout de savoir saisir les aspirations et problèmes des groupes sociaux. Il apparaît alors nécessaire de jauger l’intensité réelle de leurs attentes et surtout identifier les résistances prévisibles sans oublier les acteurs incontournables.

Africpost

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