La septième édition du jumelage entre le GTTI de la République de Gambie et la FST-UCAD du Sénégal s’est tenue à Bakau du 10 au 17 juillet 2017. Les étudiants de la Faculté des Sciences et Techniques ont répondu à l’invitation des étudiants de Gambia Technical Training Institute lors de leur « Student’s Week ». Toutes les facultés de l’université de Dakar ont pris part aux manifestations. Les étudiants des deux pays ont assisté à plusieurs activités : conférence, débat, visite de l’aéroport et des marchés, théâtre, football, sport et ils ont montré leurs satisfactions.

Madame Awa Gomez ancienne élève de GTTI et actuellement recrutée par l’institut comme formatrice accompagne les organisateurs et ne ménage aucun effort pour la réussite des manifestations. Considérée par ses élèves comme la marraine, elle est à coté de tout le monde, donne des conseils, côtoie et apporte de soutiens à ses hôtes afin qu’ils ne se retrouvent pas dans la solitude. Son mari, Monsieur Gomez fait partie des initiateurs et a conduit ses camarades de classe à Dakar pour la première fois, en 2007. Depuis Cameroun où il est émigré, il utilise l’application de whatsapp pour marquer sa présence et sa participation virtuelle à l’édition courante.

Madame Gomez explique : « J’ai assisté au lancement de ce jumelage avec  deux classes de GTTI et de FST, c’était en 2007. Mon mari et un de ses amis sénégalais, initiateurs, ont organisé la première édition à Dakar. Les premières éditions, nous recevions nos invités dans une maison « guest housse » à Serrekunda  qui ne pouvait pas contenir tous les participants et nous, gambiens, étions obligés de passer la nuit chez nous et les laisser passer la nuit sur place. Le lendemain, tôt le matin, nous revenions pour séjourner avec eux. »

« Les deux premières éditions, les étudiants sénégalais n’étaient pas nombreux, 4 ou 5. Lorsqu’ils sont rentrés au pays, ils en ont parlé avec le bureau de l’amicale de la FST. Ils voulaient augmenter le nombre et élargir les activités et depuis lors, le jumelage se fait toutes les années à Dakar et en Gambie. » Ajoute-t-elle.

Le nombre de participants étant de plus en plus important, guest house ne pouvant plus contenir tous les étudiants sénégalais, les organisateurs mettent en place une solution pour accroitre la capacité d’accueil d’une part et d’autre part améliorer les conditions de séjours en mettant à la disposition des invités des chambres climatisées, une restauration moderne et des terrains de sport.

En 2011 « Student’s Union », une association qui regroupe tous les étudiants de GTTI, a organisé « student’s week »  à friendship hostel. Cette année encore, les universitaires sénégalais sont accueillis dans cette auberge pendant une semaine. Le lieu d’hébergement est situé à côté du stade international en face d’une église.

Étudiante en 3ème année en espagnol à la FLSH de l’UCAD, un microphone à la main, Diarra Kane co-présentatrice des soirées a assisté en 2015 à la 5ème édition. Dans une salle de séminaire en son et en lumière, elle suit le rythme de la musique. « Je ai bien apprécié la septième édition parce je suis satisfaite. Je trouve que le Sénégal et la Gambie ne forment pas deux pays. C’est un seul pays et ça se voit lors de cette manifestation. J’ai eu l’occasion de découvrir le tarmac, les deux terminaux de l’aéroport et c’est ma première fois. » Ajoute-t-elle.

Pour le président de l’amicale de la FST : « Ce jumelage a pour objectif de renforcer les liens de fraternité, de solidarité et de coopération entre les deux pays. Puisque d’un point de vue culturel, on a les mêmes réalités.»

Trainant aux alentours d’une piscine et habillé d’un t-shirt blanc sur lequel on peut lire « bene Sénégambia », le thème de cette édition, Ibrahima NGOM, prézi, montre l’importance des étudiants dans le renforcement des relations bilatérales: « ils jouent un rôle important dans la promotion de la culture sénégambienne et ils constituent les premiers acteurs d’intégration à travers les panels, les conférences et des voyages d’étude. »

Vu l’importance de l’initiative, l’organisation demande des ressources financières énormes pour prendre en charge le déplacement des personnes. Il demande aux autorités de les accompagner avec plus de moyens et de responsabilités pour la réussite des activités.  « Nous sollicitons leurs aides afin d’avoir un jumelage qui regrouperait toutes les populations des deux pays. » lance-t-il

Elizabeth kinta Gomez, la présidente de « student’s union », est entre la cuisine, les chambres et la salle de conférence. Rien ne l’échappe. Pour elle : « ce jumelage est un processus d’intégration. Vu que nous sommes les futurs dirigeants des deux pays, donc il est important de nouer un partenariat gagnant-gagnant avant qu’il ne soit tard. Elle souhaite une relation amicale soutenue : Nous devons aussi cultiver une relation amicale forte entre les deux parties parce qu’il est impossible de parler de la Gambie sans faire allusion au Sénégal car celle-ci se  trouve dans le pays de la terrangua. Durant les activités certaines personnes en ont profité et ont eu des amis. Kinta témoigne : « À travers ce jumelage, j’ai eu beaucoup d’amis sénégalais. Nous pourrons développer, dans l’avenir, des liens familiaux et se rendre de temps en temps dans les deux pays. »

Tamba BA, chargé des relations extérieures : « Si on commence dès maintenant à promouvoir l’union, la fraternité entre les deux pays, on arrivera à montrer au monde entier que le Sénégal et Gambie ne constituent qu’un seul pays. Pour éviter les qualificatifs qui développent les frontières terrestres, Monsieur Ba défend : le rôle de l’étudiant c’est d’unir les deux nations pour qu’on ne parle plus de Gambie ou du Sénégal mais de la Sénégambia. »

Madame Mendy se plaisante avec les visiteurs en les posant les questions à savoir comment est la Gambie. Elle a servi ici 32ans. Dans la bibliothèque de l’institut, elle est en phase avec cette initiative : « Je les encourage à perpétuer ces visites et j’attends qu’il ait des relations dynamiques entre les deux amicales. Elle expose ses souhaits : Nous attendons de ce jumelage un partenariat entre la FST et le GTTI pour que moi-même je puisse bénéficier des retombés qui vont en découler. Nous aimerions avoir des échanges entre cet institut et l’UCAD en permettant nos étudiants d’aller poursuivre les études à l’UCAD. »

La visite au GTTI a mis fin à la 7ème édition. Dans cet institut, les assistants ont reçu des attestations de participation devant les autorités administratives.

GTTI fournit le plus haut niveau d’éducation et de formations techniques et vocationnelles disponibles en Gambie. Au fil des ans, l’institut a élargi ses programmes de la fourniture initiale au niveau artisanal aux certificats technologiques complets (FTC) et aux diplômes. Des formations en mécanique, business, droit, informatique sont délivrées.

 

Oumar BA, barouba90@gmail.com

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