DSC_0539-pLes commerçantes de la commune rurale de Dodel travaillent dans des conditions très difficiles dans les marchés hebdomadaires de la localité dits LOUMA. Ces femmes au foyer viennent au marché dès les premières heures de la journée pour ensuite regagner le foyer avant la fin de la journée pour s’occuper de leur foyer. Notre Consultant au Sénégal, Boudal Ndiath, a passé quelques heures avec ces femmes commerçantes.

La commune rurale de Dodel est une localité du Sénégal située au Nord du pays. Elle fait partie de l’arrondissement de Gamadji Saré, du département de Podor et de la région de Saint Louis. Dans cette localité où réside une population à revenues moyennes, on travaille très dure pour subvenir à ses besoins quotidiens.

Il est 8h nous sommes à la gare routière de Dodel, un dimanche Jour du marché hebdomadaire du village. Les habitants des villages environnants viennent pour s’approvisionner en ration alimentaire. Le marché hebdomadaire est un lieu d’échange avec des retombées économiques intéressantes. La plupart des commerçants viennent du village de Dodel et des villages environnants comme Thialaga, Touldé Gallé et d’autres de la Mauritanie. Dans cette partie du Sénégal les vrais problèmes auxquels les commerçants sont confrontés restent le transport. Ndeye Seck commerçante, fait le tour des marchés hebdomadaires depuis quelques années pour écouler ses légumes dans des conditions très difficiles « Je me lève à 6h du matin pour aller me procurer dans les marchés hebdomadaires. C’est très compliqué pour le transport. On est plus de 15 personnes en plus des bagages sur un pickup pour se rendre au marché. Aussi ces derniers ne présentent aucune mesure de sécurité et les dangers fréquents. Il nous arrive aussi de rester longtemps sans voir de voiture parce qu’ici il y’a des villages qui sont vraiment enclavés et difficile d’accès. De ce fait le seul moyen de transport que nous empruntons est la charrette».

A quelques mètres de la commerçante Ndeye Seck nous retrouvons Rouguiata Hamady Ba. Pour cette Dame le calvaire que vivent les commerçantes de la commune de Dodel est inexplicable « imaginez que depuis 5h du matin, je suis à pied, je n’ai même pas encore pris le petit déjeuner. Je suis vendeur de légumes et je suis ici au marché hebdomadaire de Dodel pour me ravitailler chez mon grossiste qui donne à crédit, ce que je vais payer la semaine prochaine. Ici les conditions de vie des femmes sont très difficiles. En plus d’être des commerçantes nous sommes également des femmes au foyer. Nous sommes obligés après le marché d’aller entretenir notre foyer ». L’autre difficulté que rencontre ces commerçantes du fouta est le manque de moyen. A en croire Ndeye Seck elles n’ont aucun appui des autorités locales ni gouvernementales. Néanmoins, ces braves dames sollicitent l’appui des institutions financières « Nous voulons que les banques nous aident dans notre commerce. Nous sollicitons des emprunts bancaires quel que soit le taux d’intérêt » affirment elle en cœurs.

Boudal Ndiath

Journaliste – Consultant chez africpost

 

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