Bundeskanzlerin Angela Merkel (CDU, r.) unterhaelt sich am Dienstag (12.07.11) auf dem Campus der Universitaet von Nairobi, Kenia mit Studierenden. Merkel besucht bis Donnerstag (14.07.11) Kenia, Angola und Nigeria. Foto: Clemens Bilan/dapdCe dimanche, 9 octobre la chancelière allemande entame une tournée qui la mènera au Mali, au Niger et en Éthiopie. Au programme, la sécurité, l’immigration et le développement – en trois jours de visite seulement

La tournée – expresse, trois jours seulement – de la chancelière allemande Angela Merkel commence par une visite au Mali, où elle rendra notamment visite aux troupes de la Bundeswehr déployées dans le cadre des missions européennes, l’EUTM et onusienne, la MINUSMA. Ensuite, la chancelière ira au Niger, où elle doit annoncer officiellement la mise en place d’une base militaire allemande, avant de terminer son voyage par l’Ethiopie, pour l’inauguration du nouveau bâtiment de l’Union africaine. Mais que va chercher Angela Merkel dans le Sahel?
Sandrine Blanchard a posé la question au Dr. Oswald Padonou, chargé de programme Gouvernance et Sécurité en Afrique subsaharienne pour la Fondation allemande Konrad Adenauer, au bureau régional d’Abidjan.

Quant au choix du Mali et du Niger, Dr. Oswald Padonou estime « Je pense que le choix de ces deux pays-là n’est pas le fruit du hasard. La ville d’Agadez représente une plaque tournante de l’émigration clandestine vers l’Europe dont l’Allemagne est l’un des principaux pays de destination. C’est une question importante pour l’Allemagne que le Niger soit stable et ait les moyens d’empêcher le transit de migrants sur son sol, à destination de l’Europe et de l’Allemagne particulièrement.[…] La stabilité et la sécurité en Europe passe aussi par le contrôle des flux migratoires et cela passe aussi par le développement économique du Sahel. La réponse sécuritaire ne peut pas seule aider à surmonter les défis auxquels le gouvernement nigérien doit faire face. »
Renforcer la coopération, pas la dépendance

Le Mali, comme le Niger, traversent également des problèmes économiques majeurs, qui amplifient les souffrances des populations et favorisent l’essor de groupes rebelles. Dr. Oswald Padonou: « Aujourd’hui, l’essentiel des ressources tirées de l’exploitation de l’uranium ou du pétrole sont en chute libre sur les marchés mondiaux, donc les recettes de l’Etat nigérien baissent en conséquence. Or, au même moment, l’Etat doit faire face à des questions de sécurité importantes. Le gouvernement a dû procéder à des dépenses importantes pour équiper les forces de défense et de sécurité qui font face à deux ou trois fronts : le nord avec la Libye, le sud avec le Nigeria mais aussi le sud avec le Mali. Et tout cela cohabite avec l’urgence sociale, les besoins de la population en terme d’équipements sociaux-économiques, d’écoles, d’hôpitaux etc. Donc la sécurité est une question globale sur laquelle l’Allemagne s’engage avec cette visite de la chancelière dans la région, qui sera un bon signal dans la coopération entre l’Allemagne et les Etats sahéliens. »

Auteur : Sandrine Blanchard – Deutsche Welle

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