Si au Sénégal l’opposition menée par l’ancien président de la République-Abdoulaye Wade- et le maire de Dakar-Khalifa Sall- actuellement en prison a participé massivement aux législatives tel n’est pas le cas en République islamique de Mauritanie. La plus grande partie de l’opposition a préféré le boycott car ce référendum est anticonstitutionnel. L’autre partie a choisi d’appeler les électeurs à voter NON, le samedi 5 août prochain. Le pouvoir, initiateur des modifications de la constitution de 1991, quant à lui espère une large victoire le lendemain.

Boycott du FNDU et des mouvements hostiles au pouvoir.

Suite au choix des sénateurs d’empêcher les modifications de la constitution, l’opposition a repris le combat contre Mohamed Ould Abdel Aziz. Jugeant le référendum d’un coup d’État constitutionnel, l’opposition tantôt unie et tantôt en rang dispersé a organisé plusieurs manifestation à l’intérieur du pays et dans le reste du monde. L’objectif, c’est d’abord d’amener le gouvernement à revenir sur sa décision de soumettre à la population des changements, comme le drapeau national. Ensuite, elle montre à la communauté internationale et aux partenaires du pays  que ses militants ne sont pas d’accord avec les propositions aziziennes à savoir le changement de l’hymne national et la régionalisation. À chaque mobilisation dans les quartiers populaires, les forces de l’ordre interviennent pour la disperser. Elle a aussi fait des tournées dans toutes les wilayas (régions) pour expliquer la signification du boycott.

Un parti d’opposition pour le NON

Le parti de Mahfoudh Ould Bettah, ancien ministre de la justice participe à la dense. La faible participation de l’opposition au boycott des élections présidentielle et législatives de 2013 qui a vu le parti au pouvoir réélu et conservé la majorité à l’assemblée nationale a provoqué sa participation. Il veut partager avec son président le nombre de votants.

Sur RFI, le maître explique: « Nous, nous pensons qu’il faut donner au peuple mauritanien la possibilité de s’exprimer, et c’est d’autant plus vrai en ce qui concerne ce referendum, nous pensons que le peuple va aller voter massivement.

Autre argument, pour la participation, nous pensons qu’en laissant le pouvoir seul en face des urnes il se donnera le résultat qu’il juge utile à sa cause, une participation massive et un taux d’approbation aussi massif. Mais notre présence est déjà d’une certaine importance quant à la possibilité de limiter la volonté du pouvoir de frauder jusqu’au bout. »

Si par surprise le NON gagne, le parti, la Convergence démocratique nationale, va crier victoire, applaudir des deux mains les résultats et défier les partisans du OUI et du boycott.

Le OUI des partisans de l’Union pour la république

Le gouvernement a utilisé les moyens qui sont à sa portée pour organiser la campagne depuis le 20 juillet sur l’ensemble du territoire national. Il a bénéficié le soutien des maires et députés pour exposer les mobiles des modifications initiées. Les jeunes sans emplois et qui sont derrières les autorités dans l’espoir de trouver un travail ont été embarqués dans des moyens de transport des grandes villes -Nouadhibou, Nouakchott, Zouerate- vers leurs lieux de vote pour accomplir le devoir citoyen. Toutefois, dans l’isoloir chaque électeur a la liberté de choisir un bulletin qui le convient et assume sa responsabilité.

 

O. BA

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