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Le Premier ministre congolais Augustin Matata Ponyo s’est félicité, le 8 janvier, des «performances» économiques réalisées la République démocratique du Congo qui ne bénéficie plus de l’assistance financière du Fonds monétaire international (FMI) depuis 2012.

“Nous faisons aujourd’hui un taux d’inflation de 1% […] avec un taux de croissance de 9% sans être en programme formel avec le FMI”, a déclaré M. Matata Ponyo, en marge d’une conférence réunissant des économistes congolais et étrangers pour réfléchir aux moyens de faire bénéficier au mieux toute la population de la forte croissance que connaît le pays. Le chef du gouvernement a reconnu que “les effets distributifs de la croissance demeuraient encore faibles”, mais a affirmé que ces ceux-ci “commençaient à être ressentis par la majorité de la population”.

Bien qu’elle soit extrêmement riche en ressources naturelles (minerais, bois, eau, entre autres), la RD Congo figure en avant-dernière position au classement de l’indice du développement humain établi par l’ONU.Le gouvernement congolais table sur une croissance de 10,4% en 2015 alors que le FMI prévoit un ralentissent de la hausse du produit intérieur brut congolais à 8,5% cette année.

Le FMI avait suspendu en 2012 une ligne de crédit d’environ 560 millions de dollars accordée à la RD Congo suite au refus des autorités de lui livrer suffisamment d’informations sur une cession de parts dans une entreprise minière appartenant au portefeuille de l’État congolais. M. Matata Ponyo a cependant précisé que les relations entre la RDC et le FMI sont aujourd’hui “excellentes”.

En décembre une mission technique du FMI en visite à Kinshasa avait estimé que “malgré un environnement externe et interne difficile, l’économie de la RD Congo” faisait “preuve de résilience avec des tendances positives pour les principaux indicateurs macroéconomiques”. L’institution de Bretton Woods a, cependant, indiqué que l’économie congolaise “reste fortement dépendante du secteur minier, ce qui la rend vulnérable à la volatilité des prix des matières premières”.

Africpost via Agenceecofin

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