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Ses larmes de cette semaine ont montré à quel point le contrôle des armes était un sujet primordial pour Barack Obama. Le président américain vient encore d’enfoncer le clou. Dans une tribune publiée vendredi dans le New York Times, il affirme qu’il ne soutiendra aucun candidat – républicain ou démocrate – qui ne soutiendrait pas un projet de meilleur encadrement des armes à feu.

«Je ne ferai pas campagne, je ne soutiendrai pas et je ne voterai pas pour un candidat, même de mon propre parti, qui ne soutient pas des réformes de bon sens sur les armes», explique-t-il.
Barack Obama dénonce régulièrement l’inaction de ses adversaires républicains, majoritaires au Congrès, qui refusent de légiférer sur ce thème.

30.000 victimes des armes à feu par an aux Etats-Unis
Jeudi soir, le président américain a aussi défend ses mesures «de bon sens» pour mieux encadrer les armes à feu qui font quelque 30.000 victimes par an aux Etats-Unis.
«Je respecte le droit de porter des armes, je respecte les gens qui souhaitent posséder une arme pour se protéger, ou pour chasser, mais il est cohérent de tout faire pour éviter que les armes ne tombent entre de mauvaises mains», a déclaré le président américain sur CNN.

«Nous n’allons pas éliminer la violence par les armes mais nous pouvons la faire baisser», a-t-il ajouté, lors de ce débat au ton mesuré, retransmis en direct depuis l’université George Mason, à Fairfax (Virginie, est). Lors d’un discours chargé d’émotion, ce dernier a présenté une série de mesures visant à étendre l’obligation du contrôle des antécédents judiciaires et psychiatriques requis avant une vente d’armes à feu.

Le très puissant lobby américain des armes, la National Rifle Association (NRA), qui revendique quelque cinq millions de membres, a refusé de participer à l’émission, jugeant inutile de participer à «une opération de relations publiques orchestrée par la Maison Blanche».
Barack Obama, qui a précisé n’avoir jamais possédé une arme à feu, a longuement ironisé sur une organisation qui défend le droit à porter des armes mais refuse de participer à un débat de fond sur le sujet.«Je suis prêt à parler avec eux mais la conversation doit être basée sur des faits et des vérités, pas sur une fiction selon laquelle “Obama essaye de confisquer les armes”», a-t-il dit.

Africpost via 20minutes

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