bongoPas moins de 2684 lettres de contestations à l’endroit de la candidature d’Ali Bongo Ondimba ont été déposées au siège de la Commission Electorale Nationale Autonome et Permanente (CENAP), sise à la cité de la démocratie mercredi 13 juillet courant par Chantal Myboto Gondjout, Paul Marie Gondjout, tous deux hiérarques de l’Union Nationale et Alexandre Barro Chambrier, Président du Rassemblement Héritage et Modernité.
Faisant valoir l’article 66 de la loi n°7/96, Chantal Myboto Gondjout a saisi la Commission Electorale Nationale Autonome et Permanente (CENAP) pour la possible irrégularité de la candidature d’Ali Bongo Ondimba. Pas moins de 2684 citoyens ont introduit des recours via l’Union Nationale (1580) et le groupement Héritage et Modernité (1104), représenté par Alexandre Barro Chambrier.
Pour convaincre la commission, Chantal Myboto Gondjout a joint à son recours, l’acte de naissance certifié conforme attestant la naissance de Mlle Okonkwo Annick Ngozi, née de Madame Joséphine Kama et de Monsieur Albert Bernard Bongo. Cette copie certifiée est enregistrée sous le n°320 du 10/7/59 par le district de Franceville au Gabon. L’authenticité de cet acte de naissance jette « un doute sur la réelle nationalité du candidat Ali Bongo Ondimba », dixit Chantal Myboto qui l’affirme dans sa lettre en contestation.
« Il est en effet physiologiquement impossible que Madame Joséphine Kama ait pu mettre au monde Monsieur Ali Bongo Ondimba le 9 février 1959 pour accoucher 4 mois plus tard de Mlle Annick Bongo », rajoute cette dernière.
Trois autres actes de naissance, dont les incohérences ont été détaillées dans la lettre en contestation de la candidature d’Ali Bongo Ondimba, ont été présentés à la CENAP par madame Chantal Myboto Gondjout notamment, un acte émanant de la Mairie de Libreville daté du 29 mai 2009 appartenant à Ali Bongo Ondimba. Un acte de naissance n°47 du 10 février 1957 sur encre bleu et publié par le journal le Monde dans son édition de 2 décembre 2014 ainsi qu’un acte de naissance n°47 du 10 février 1957, sur encre noir, délivré par le Service Central de l’Etat Civil de Nante le 18 novembre 2015.
Les adresses web de l’affirmation d’Ali Bongo Ondimba sur son acte de naissance lors de son entretien avec un journaliste de la Radio France Internationale (RFI) ont été produites. « Nous sommes à une phase du processus ou nous devons faire confiance à l’autorité en charge d’organiser les élections, la CENAP et où nous devons faire confiance à la justice de notre pays. Aujourd’hui je suis venu emmener plus d’un millier de document de contestations de la candidature d’Ali Bongo Ondimba. Nous contestons cette candidature parce que Monsieur Ali Bongo Ondimba a estimé qu’en 2009 il avait produit un faux dans le cadre de son acte de naissance » a affirmé Alexandre Barro Chambrier.
« Moi je laisse la CENAP faire parce qu’à la tête de la CENAP nous avons Mr Réné Aboghé Ella qui est un magistrat et donc qui sait lire le droit. Nous avons tous intérêt à ce que le droit soit respecté et lu dans ce pays pour éviter le chaos » a déclaré Chantal MybotoGondjout.
Pour l’opposition, un seul individu ne saurait posséder plusieurs actes de naissance, d’où la suspicion de ces derniers qui veulent à tout prix faire respecter l’article 10 de la Constitution gabonaise qu’ils estiment avoir été violé par l’actuel locataire du palais Rénovation.

Tony Muru

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