Dans une salle remplie d’étudiants de la faculté des sciences et techniques et de Gambia Technical Training Institute, une conférence est animée par Cornelius Gomez sur la culture sénégambienne. Cette journée entre dans le cadre des activités de la 7ème édition annuelle des journées de l’étudiant de GTTI qui se déroule du 10 au 17 juillet à Bakau.

Une occasion pour revisiter les liens de fraternité marquée par l’invitation de l’amicale des étudiants de la FST de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar.

L’ancien universitaire de Dakar, Gomez a fait des cours de langue française avant de continuer ses études en littérature africaine pour l’obtention d’un diplôme de maitrise.

Satisfait de l’organisation du jumelage, Cornelius Gomez voit en cela la matérialisation de ses rêves qui datent de  longtemps.

Selon lui, c’est l’union des deux pays frères à travers sa jeunesse qui pérennise les relations sociales et culturelles. « Le Sénégal et la Gambie, partageant les mêmes cultures et vécus quotidiens, ont un grand intérêt à renforcer les liens du voisinage. » dit-il.

Le conférencier souhaite aux étudiants la possibilité de continuer ces activités pour les léguer aux générations futures.

Il rappelle. « Vers les années 1980, le français était en cours de disparition. Les sénégalais commençaient à pratiquer l’anglais puisqu’ils aiment trop s’ouvrir  au monde pour avoir d’autres opportunités. Parce que le Sénégal est pays de culture établie par un grand homme de culture, Leopold s Senghor, tendis que la Gambie ne l’est pas. »

L’enseignement des langues étrangères est tellement dangereux car les occidentaux en profitent pour nous imposer leurs idées politiques et économiques. L’absence d’écoles ou d’instituts d’art et de culture aussi bien au Sénégal qu’en Gambie ne laisse pas indifférent Gomez. Il appelle les autorités des deux pays à promouvoir l’enseignement des langues nationales et d’accompagner les rencontres comme celle qui se tient actuellement en Gambie. Car, pour lui, elles sont un facteur d’intégrations et participent à la cohésion sociale des deux pays.

Apres la conférence, les invites ont eu droit a des séances de danses, de musiques et de lutte traditionnelle. Les étudiants sont repartis en  4 « kunda », famille en français, Leopold Sedar Senghor, Dawda K  JAWARA, Cheikh Anta DIOP et Kunta Kinteh pour rendre hommages aux grandes personnalités des deux pays. Chaque kounda représente des équipes de théatre, lutte, de football, de basket, de handball et d’exposant sur les différentes cultures. Les activités se poursuivent avec la visite de l’ambassade du Sénégal en Gambie et le match de football entre les étudiants des deux pays. Pour rappel, « Bene Sénégambia » le thème retenu pour cette 7eme édition.

 

Oumar BA

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