1_Barack_ObamaBarack Obama

Le sénateur Barack Obama devient le 44e président américain le 6 novembre 2008 alors qu’il bat le sénateur John McCain. Il défend par la suite sa présidence en 2012 alors qu’il défait Mitt Romney. Son élection à la Maison Blanche fait de lui le tout premier président afro-américain de l’histoire des États-Unis, mais également le tout premier joueur de basketball à s’installer au bureau ovale, bureau qui accueille habituellement des amoureux du golf.

Frédérick Douglass, la plume enflammée des abolitionnistes

Né esclave (1817-1895), Frederick Douglass apprit à lire et à écrire en cachette, avant de s’enfuir en 1838 pour échapper aux mauvais traitements et rejoindre le mouvement abolitionniste dont il devint l’un des porte-parole les plus éloquents. Il voyagea jusqu’en Angleterre où il fit des conférences pour sensibiliser les populations à la cause antiesclavagiste. Après l’abolition de l’esclavage aux Etats-Unis par Lincoln en 1863, il collabora étroitement aux combats pour les droits civiques pour les Noirs et milita pour l’adoption des XIIIe, XIVe et XVe amendements à la Constitution. Il créa des journaux pour promouvoir l’égalité entre Noirs et Blancs et rédigea trois ouvrages autobiographiques. Le premier, intitulé « Narrative of the Life of Frederick Douglass », est le plus connu : publié en 1845, l’ouvrage raconte la vie sous l’esclavage et les combats de l’auteur pour triompher contre la servitude et l’oppression.

Frederick Douglass, ca. 1879. George K. Warren. (National Archives Gift Collection) Exact Date Shot Unknown NARA FILE #: 200-FL-22 WAR & CONFLICT BOOK #: 113

 

W.E.B. Du Bois, le pionnier du panafricanisme

Sociologue, homme de lettres, W.E.B. Du Bois (1868-1963) a consacré toute sa vie à l’émancipation des Noirs, d’abord aux Etats-Unis, puis en Europe et en Afrique. Penseur de la dignité noire, il est l’auteur d’une œuvre considérable, dont le célèbre « The Souls of Black folk » (Ames noires, Présence Africaine), paru en 1903. Ce livre a jeté les fondements d’une nouvelle approche des questions raciales aux Etats-Unis. Premier homme de couleur à décrocher un doctorat à Harvard, Du Bois participa à la fondation de l’Association des gens de couleur (NACCP) en 1909 qui lutte pour la participation des Noirs à la vie sociale, littéraire, économique et politique dans le cadre du suffrage universel. Considéré aussi comme le père du panafricanisme, Dubois a joué un rôle prépondérant dans l’organisation des congrès panafricains dont le premier se tint à Paris en 1919. A la fin de sa vie, à l’invitation de N’Krumah – qui le considérait comme son père spirituel – Dubois s’installa au Ghana où il mourut à l’âge de 95 ans.

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Marcus Garvey et son message identitaire

Ce pionnier (1887-1940) du nationalisme noir et promoteur du mouvement « back to Africa » est né à la Jamaïque. L’homme était convaincu que la libération des Noirs passait par leur union économique et politique. Il créa à cet effet l’« Universal Negro Improvement Association » (UNIA), une association destinée à améliorer la vie des Noirs dans le monde.

Globe-trotter, Garvey voyagea en Amérique centrale, en Angleterre, avant de venir s’installer aux Etats-Unis en 1916. Orateur talentueux, il enflammait ses auditeurs Africains-Américains, venus pour la plupart des quartiers pauvres des grandes villes, en les appelant à transformer la couleur de leur peau, source de tant d’humiliations, en un motif d’orgueil. L’UNIA qui connut une ascension météorique se targuait d’avoir dans les années 1920 entre un demi-million et un million d’adhérents. Sous l’égide de son association, Garvey mit en place un réseau d’entreprises commerciales tenues par des Noirs et destinées aux Noirs dans le but d’assurer l’indépendance économique des Africains-Américains. Il engagea aussi des négociations avec le Libéria pour l’acquisition des terres pour les noirs originaires des Etats-Unis, des Caraïbes et l’Amérique latine. Ses projets rencontrèrent toutefois peu de succès et Garvey mourut dans l’indifférence générale dans la Jamaïque où il avait été déporté suite à son emprisonnement aux Etats-Unis pour des malversations financières.

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Booker T. Washington, la personnalité noire la plus influente du début du XXe siècle

Leader noir et grand pédagogue, Booker T. Washington (1856-1915) fonda la première école normale chargée de former les enseignants pour la scolarisation des jeunes Noirs du Sud. Il estimait que l’éducation était la clef de la promotion sociale et économique de sa communauté. Il conseilla aux Noirs d’accepter la ségrégation provisoirement, pour concentrer leurs efforts sur l’instruction et la conquête de l’indépendance économique. Son approche non-conflictuelle de la cohabitation des races faisait de Washington l’interlocuteur privilégié de l’administration américaine. Il était régulièrement consulté par le président Theodore Roosevelt, puis ses successeurs, sur les questions raciales. Dans son autobiographie « Up from slavery » (Ascension d’un esclave émancipé, Les Editeurs libres), Washington a raconté sa spectaculaire ascension sociale, de l’esclavage jusqu’à devenir le leader noir le plus connu de son époque.

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Malcolm X, une des personnalités noires les plus importantes de l’histoire contemporaine

Le 21 février 1965, Malcolm X, l’une des figures les plus puissantes du mouvement noir était assassiné aux USA. Orateur de talent, doté d’un esprit brillant et intuitif, ainsi que d’une grande probité morale et intellectuelle, l’ex-leader de la « Nation of Islam » ne se contentait pas de discours incantatoires, son engagement sans relâche au service de sa communauté et des droits de l’Homme reflétait la personnalité d’un homme courageux, vertébré par de fortes convictions. Malcolm X se définit comme un « combattant pour la paix » et un « nationaliste noir ». Contrairement à Martin Luther King, il ne lance pas des appels à la non-violence. Il raille publiquement le rêve de ce dernier – l’intégration des Noirs dans la société nord-américaine. Il réclame l’indépendance économique des Noirs et appelle ces derniers à se rebeller contre la discrimination raciale dominante. L’écrivain Alex Haley dira de lui : « Malcolm‘s biography is … tremendous capacity for loving. » (La biographie de Malcolm a été marquée par… son immense aptitude à aimer).

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Nelson Mandela

Nelson Mandela est arrêté en 1963 et est accusé de sabotage et de trahison contre son pays. Au moment de son arrestation, il mène activement la lutte contre le régime apartheid de l’Afrique du Sud qui discrimine systématiquement les citoyens de race noire. Mandela est relâché de prison le 11 février 1990 devant les caméras du monde entier après 26 ans de détention. Peu de temps après sa libération, il réussit à se faire élire président de l’Afrique du Sud et engage le pays sur la voie des réformes et de l’abolition des conditions discriminatoires envers les gens de race noire. Il meurt en 2014. 

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Martin Luther King

Le pasteur baptiste Martin Luther King a milité toute sa vie pour les droits de la communauté afro-américaine des États-Unis. Soutenu par le président John F. Kennedy, il initie plusieurs mouvements pour déségrégationner son pays et permettre aux gens de race noire d’obtenir les mêmes droits que les Américains de race blanche. Le 28 août 1963, devant le Lincoln Memorial de Washington, il prononce son fameux discours «I have a dream» devant 200 000 personnes venues l’entendre. Ses efforts sont récompensés en 1964 alors qu’il reçoit le prix Nobel de la paix. King meurt assassiné le 4 avril 1968 à Memphis, Tennessee, victime des balles d’un militant raciste.

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Michael Jackson

Le « King of Pop » est sans contredit le chanteur populaire le plus populaire de tous les temps. Avec ses 750 millions d’albums vendus et ses dizaines de prix et récompenses de toutes sortes, celui qui a débuté sa carrière au sein du groupe familial les Jackson 5 devient un artiste immensément populaire au succès inégalé jusqu’à ce jour. À l’époque, non seulement Michael Jackson fait exploser le marché de la musique dite « noire », mais celui-ci redéfinit toute l’industrie musicale par son style innovateur, ses compositions éclatées et son style de danse totalement unique! Jackson parvient grâce à sa réussite à unifier les deux solitudes américaines et à faire rejaillir ses succès dans les palmarès les plus prestigieux. Il meurt le 25 juin 2009 d´une intoxication aiguée au propofol après avoir subi un arrêt cardiaque dans son manoir de Holmby Hills á Los Angeles en Californie.

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Beyoncé

Beyoncé Knowles débute sa carrière professionnelle au début des années 90, mais ce n’est que quelques années plus tard, soit vers 1997, qu’elle atteint un véritable statut de vedette avec ses partenaires de Destiny’s Child. Le groupe se dissout en 2001 et Beyoncé poursuit sa carrière solo depuis. La chanteuse s’implique beaucoup au sein de sa communauté et devient une source d’inspiration pour les jeunes femmes de sa génération. Elle épouse le rapper Jay-Z en 2008 et le « power couple » devient immédiatement très influent, celui-ci étant fréquemment invité à des soirées par le couple présidentiel américain.

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Jackie Robinson

Après une saison avec les Royaux de Montréal, Jackie Robinson brise les tabous et rejoint les rangs des Dodgers de Brooklyn du baseball majeur lors de la saison 1947. Il devient ainsi le tout premier joueur de race noire à réussir cet exploit. À l’époque, les joueurs de race noire jouaient tous au sein de la Negro League, mais celle-ci a été par la suite démantelée à mesure que ses meilleurs joueurs la quittaient pour suivre les traces de Robinson. Pour honorer Robinson, le baseball majeur retire en 1997 le numéro 42 porté par le joueur tout au long de sa carrière. Il est décédé le 24 octobre 1972 á Stamford dans le Connecticut.

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Muhammad Ali

Cassius Clay se convertit à l’Islam en 1964 et devient Muhammad Ali. Trois ans après avoir remporté le titre de champion du monde des poids lourds, Ali s’attire les foudres des autorités américaines alors qu’il conteste la conscription qu’il l’obligerait à servir au Viêt Nam. Ses démêlés juridiques le tiennent en dehors du ring pendant presque 4 ans, mais il revient au sommet de son art et devient le premier champion incontesté des poids lourds à trois reprises. Il est nommé ambassadeur pour la paix par les Nations Unies en 2005 et reçoit la médaille Otto Hahn.

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Rosa Parks

Le 1er décembre 1955, Rosa Parks refuse de céder sa place à un blanc dans un autobus et en est ainsi expulsée. Un jeune pasteur inconnu nommé Martin Luther King, organise alors un boycottage de la compagnie de bus et crée un mouvement de soutien à Rosa Parks. En 1956, la Cour Suprême américaine casse les lois ségrégationnistes dans les bus en les déclarant anticonstitutionnelles. Cette victoire légale vaut le surnom de « mère du mouvement des droits civiques » à Rosa Parks. En 1999, celle-ci reçoit la médaille d’or du Congrès des États-Unis. Elle est décédée le 24 octobre 2005 á Détroit suite á une longue maladie de démence dégénérative.

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Kofi Annan

Après avoir travaillé au sein de l’organisation pendant de nombreuses années, Kofi Annan devient le 7e secrétaire général des Nations Unies en 1997. Le Ghanéen s’impose immédiatement comme un secrétaire général qui exige des résultats et qui prône la lutte contre le terrorisme mondial.  Il reçoit le prix Nobel de la paix en 2001 pour ses efforts et sa détermination à rendre l’Organisation des Nations Unies plus efficace.

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L’athlète américain Jesse Owens est spécialisé en sprint et en saut en longueur alors qu’il se présente à Berlin, capitale de l’Allemagne nazie, pour représenter les États-Unis aux Jeux Olympiques de 1936. Owens remporte 4 médailles d’or pendant ces jeux, soit au 100 m, au 200 m, au relais 4×100 m et au saut en longueur sous les yeux d´Adolf Hitler qui montra toute sa colére en refusant de lui serrer la main. Jesse Owens est mort le 31 mars 1980 á Tucson.

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Anderson Abbot

Anderson Abbot devient le premier médecin noir au Canada en 1861. Il est l’un des huit chirurgiens noirs à servir dans l’armée de l’Union au cours de la Guerre civile américaine. Il est mort le 29 décembre 1913. 

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Kwamé Nkrumah, le père du panafricanisme

Son nom est intimement lié à la lutte pour l’unité de l’Afrique. Dr Kwamé Nkrumah, le ghanéen a passé sa vie à chercher à faire évoluer l’Afrique vers la prospérité. Né en septembre 1909 à Gold Coast (actuel Ghana), il fera des études primaires dans ce pays, avant de se rendre aux Etats-Unis pour poursuivre ses études. Il rêve l´unité pour l’Afrique. Après ses pérégrinations à Londres, où, il rencontre d’autres figures de la lutte pour l’émancipation de l’Afrique, N’Nkrumah rentre au Ghana en 1947, après 12 ans d’absence. Rapidement, il entre de plein pied dans la lutte politique en devenant le Secrétaire Général du principal parti, United Gold Coast Convention (UGCC) dirigé par J.B. Danquah. Malgré la répression imposée par la puissance colonisatrice (les britanniques), au prix d’emprisonnement, le Ghana sera l’un des premiers pays africains à obtenir son indépendance en 1957. Kwamé N’Nkrumah deviendra le premier président. Il prône l’unité de l’Afrique et crée le Mouvement Pan Africain. Sa vision pour une Afrique unie ne pourra pas être concrétisée. Il mourût le 27 avril 1972 après avoir fortement contribué à fonder l’Organisation de l’Unité africaine en 1963. Cette pensée résumait les actions de l’homme : «Divisés nous sommes faibles. Unie, l’Afrique pourrait devenir, et pour de bon, une des plus grandes forces de ce monde. Je suis profondément et sincèrement persuadé qu’avec notre sagesse ancestrale et notre dignité, notre respect inné pour la vie humaine, l’intense humanité qui est notre héritage, la race Africaine, unie sous un gouvernement fédéral, émergera non pas comme un énième bloc prompt à étaler sa richesse et sa force, mais comme une Grande Force dont la Grandeur est indestructible parce qu’elle est bâtie non pas sur la terreur, l’envie et la suspicion, ni gagnée aux dépends des autres, mais basée sur l’espoir, la confiance, l’amitié, et dirigée pour le bien de toute l’Humanité».

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Haïlé Sélassié

Il est l’un des plus célèbres hommes historiques de l’Afrique. L’empereur Haïlé Sélassié, de son nom à la naissance Ras Tafarí Makonnen. Très tôt, Haïlé Sélassié 1er a été initié à la gestion du pouvoir par son oncle en prenant la tête du gouvernement de la province du Gura Muleta à l’âge de 13 ans en 1905. Celui dont on dit qu’il est un descendant de la Reine de Saba et du Roi Salomon va s’illustrer par sa propension à créer les conditions de l’avènement d’une société instruite et éduquée en Ethiopie. En 1916, il joue des pieds et des mains pour se positionner comme l’héritier légitime de l’impératrice. Avec tact et parcimonie, Le « roi des rois » devient en 1923, il plaide à Genève l’entrée de l’Ethiopie dans la fameuse Société des nations (SDN). Une admission qu’il obtient tout en supprimant l’esclavage. Durant sa vie et ses actions, sa plus grande action est d’avoir opposé une résistance farouche en 1935 à l’armée de Mussolini qui tentait d’envahir son pays à partir de l’Erythrée et de la Somalie. Les italiens ne viendront à bout de cette armée que grâce à la collaboration et à la trahison de certains seigneurs de l’armée éthiopienne avec les envahisseurs. En septembre 1974, il est destitué par des soldats et des sous-officiers pour être assassiné en Août 1975.

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Thomas Sankara

L’ancien Président Burkinabè est un anti-impérialiste, panafricaniste et tiers-mondiste burkinabè. Dès son arrivée au pouvoir, il change de nom à son pays qui s’appelait à l’époque la Haute-Volta. Au pouvoir en 1984, Thomas Sankara conduit une politique d’affranchissement du peuple burkinabè. Son gouvernement entreprend des réformes majeures pour combattre la corruption et améliorer l’éducation, l’agriculture et le statut des femmes. Thomas Sankara était en premier lieu un des chefs du Mouvement des non-alignés, les pays qui durant la Guerre froide ont refusé de prendre parti pour l’un ou l’autre des deux blocs. Thomas était contre le colonialisme et le néo-colonialisme des pays occidentaux et particulièrement de la France en Afrique. Il est l’un des meneurs de la dernière révolution de l’« Afrique progressiste », opposée à l’« Afrique modérée ». Il est considéré par certains comme le Che Guevara africain. Et comme la France n’aime pas avoir la honte, son assassinat sera commandité par un coup d’État qui amène au pouvoir Blaise Compaoré, le 15 octobre 1987.

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Léopold Sédar Senghor

Son nom est intimement lié à la période coloniale avec la lutte pour l’émancipation de l’Afrique. Ce natif de Joal, au Sénégal, en 1906, a été le premier président de la République du Sénégal. Agrégé de grammaire et académicien, Léopold Sédar Senghor est, avec Aimé Césaire, l’un des porteurs du mouvement de la Négritude. Prisonnier pendant deux ans en Allemagne, durant la seconde guerre mondiale, le poète académicien est l’auteur de plusieurs oeuvres d’une valeur inestimable. En tant qu’homme politique, il crée en 1948 du Bloc démocratique sénégalais en se faisant nommé Secrétaire d’Etat dans le gouvernement d’Edgar Faure en France en 1955. Doué d’un génie, ses poèmes font le tour du monde et, sont enseigné dans les lycées et collèges d’Afrique et du monde. Il est décédé le 20 décembre 2001 en France.

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Joseph Ki-Zerbo

Militant des premières heures des luttes de libération nationale et africaine, Joseph Ki- Zerbo a séduit le continent par la profondeur de ses réflexions sur le développement du continent. Né en 1906, il a fait la majeure partie de ses études en France avant d’être le premier africain agrégé d’histoire. Spécialiste de l’histoire africaine, Joseph Ki-Zerbo, avide de connaissance et doué d’une curiosité intellectuelle, va se positionner comme une référence dans le domaine des réflexions sur le développement et la lutte pour l’émancipation de l’Afrique. Cette lutte se transporte sur le terrain national, avec la création en 1958 du Mouvement de libération nationale. L’un de ses plus grands combats concerne l’éducation en Afrique. Pour lui, l’éducation devait être africanisée pour répondre non seulement aux besoins de l’Afrique mais surtout, aux réalités de l’Afrique. Acteur politique de premier plan, il refusera à tout point de vue de sympathiser avec le pouvoir en place dans son pays le Burkina Faso. Au Burkina Faso, durant la période révolutionnaire, il fut contraint à l’exil. Il reviendra par la suite pour participer à l’avènement de l’Etat de droit, avec le passage d’une période révolutionnaire à une constitutionnelle normale. Il meurt en 2006 et, repose désormais dans son village natal de Toma, au Burkina Faso.

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Cheick Anta Diop, l’égyptologue

On pourrait l’appeler «le combattant pour l’émancipation» du Nègre. L’égyptologue Cheick Anta Diop est celui qui a donné la race noire toute sa dimension et son historicité. Né en 1923 à Caytou, un petit village du Sénégal, Cheick Anta Diop était un activiste politique forcené lorsqu’il était étudiant. Avec la vague des luttes pour l’indépendance des pays africains, il s’emploiera à apporter sa pierre à l’avènement d’une Afrique libre. Secrétaire général du Rassemblement démocratique africain de 1950 à 1953, l’égyptologue participera à la création du Congrès étudiant Pan africain en 1951. En 1960, il rentre à Dakar et monte un laboratoire de radiocarbone. Il poursuit ses recherches sur l’origine de la civilisation et, particulièrement pour l’Afrique. Au prix de mille et un efforts, il réalise sa thèse de doctorat présentée à l’université de Sorbonne en 1951. Cette thèse dans laquelle il défendait que la civilisation égyptienne pharaonique était d’origine Nègre fut rejetée. Cependant, elle sera publiée par Présence Africaine en 1955 sous le titre de Nations Nègres et Culture. Du coup, vint la reconnaissance internationale. Aujourd’hui, l’oeuvre de l’homme est reconnu comme l’un des plus grands hommes ayant marqué l’humanité telle que Voltaire, Hume, Hobbes, Rousseau, etc. L’humanité le reconnaît comme le «pharaon du savoir». Il est mort le 7 février 1986 á Dakar.

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Patrice Lumumba, le leader

Le 02 juillet 1925 à Katako Kombé dans le Nord du Kasai, naissait un homme charismatique dont la vie et la mort tracent le cursus de la vie des nations. Le Zaïre (actuel RDC) et Patrice Lumumba sont intimement liés. Il fait partie des premiers instruits de son pays. De là, il travaillera à intégrer la vie publique en devenant employé dans une société minière. Engagé et déterminé à mener la lutte pour l’émancipation du Zaïre de la domination de la Belgique. Homme d’action et de conviction, homme intègre, Patrice Lumumba mènera la vie dure à la colonisation. Lors des différentes visites du Roi Baudoin, Lumumba aura l’occasion de s’entretenir avec lui pour ce qui concerne l’émancipation du Zaïre. Lors d’un meeting, Lumumba dénoncera de façon violente l’attitude du colonisateur en ces termes : «Nous avons connu les ironies, les insultes, les coups que nous devions subir matin, midi et soir, parce que nous étions des nègres. Nous avons connu que la loi n’était jamais la même selon qu’il s’agissait d’un Blanc ou d’un Noir: accommodante pour les uns, cruelle et inhumaine pour les autres». De là, commencera la marche vers l’abîme pour cet homme intègre. L’histoire raconte à propos de cet assassinat : «une nuit de janvier 1961, deux officiers belges se livrent à ce qu’il est convenu d’appeler une “sale besogne”. Ils achèvent de découper un corps en morceaux qu’ils jettent dans un fut d’acide afin de le dissoudre. Le crâne n’étant pas dissous sera réduit en poudre et dispersé. Un des officiers, le belge Gerard Soete, déclarera avoir conservé un doigt et une dent en or provenant de la victime. Le corps est celui de Patrice Emery Lumumba, premier ministre élu depuis 6 mois du Congo nouvellement “indépendant”. Sa mort signe la descente aux enfers d’un pays, le Zaire, dont l’étendue et les richesses minières et minérales en font un “scandale géologique”. La jeunesse africaine reconnait en lui, un combattant de la liberté.

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Ahmed Sékou Touré 

Héros panafricain pour les uns, tyran sanguinaire pour les autres. Sékou Touré, le père de l’indépendance de la Guinée, est en tout cas pour tous l’homme qui un jour de 1958 a osé dire “non” au Général de Gaulle. Sékou Touré est mort à Cleveland, Ohio aux États-Unis en subissant une opération de chirurgie cardiaque. Quelques jours après sa mort, son régime est balayé.

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Les grandes figures historiques de l’Afrique sur le plan politique sont nombreuses et diverses. Il serait utopique de vouloir de façon exhaustive les citer dans un unique dossier. Car, on se souvient des hommes tels que Félix Houphouët Boigny (Côte d’Ivoire), Steve Biko (Afrique du Sud), Kenule Beeson Saro (Niger), Aimé Césaire (La Martinique), Modibo Keita (Mali), Kenneth Kaunda (Zambie), Jomo Kenyatta (Kénya), Joshua Nkomo (Zimbabwé), Julius Nyerere (Tanzanie), Kojo Botsio, Harry Nkumbula (Zambie), et bien d’autres. Leurs oeuvres sont pour les générations montantes un phare qui éclaire pour le bonheur de l’Afrique. Il y a aussi quelques militants de la cause noire et des intellectuels qui ont contribué à rendre l’Africain plus fier et plus digne qu’il ne l’était avant la fin de la colonisation par exemple Robert Mugabe du Zimbabwe. Mais cet opus n’en est qu’au début, puisque suivront, c’est sûr, d’autres personnages qui ont marqué l’Afrique contemporaine. Parce que nul n’a le droit d’effacer une page de l’histoire d’un peuple car un peuple sans histoire est un monde sans âme comme disait Alain Foka.

Africpost 

 

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