kagame

“Aux âmes bien nées, la valeur n’attend point le nombre des années” (Le Cid). Cette formule convient bien au dirigeant charismatique du Rwanda. Malgré la “petitesse” de son pays et ses richesses limitées, Paul Kagamé a su se faire respecter dans le monde entier. Non pas par la “bouche”, mais par des résultats concrets.

Ainsi à la “profonde déception” exprimée par le département d’Etat américain au sujet de sa candidature à un 3e mandat, Kagamé répond : “Il y a pas mal de choses très décevantes qui se produisent de par le monde. Nous, nous souhaitons porter notre fardeau et ne pas être celui des autres. Je vous promets que nous n’avons pas l’intention de décevoir quiconque, à commencer par nous-mêmes”.

Voilà un discours responsable, digne d’un chef d’Etat. Et qui, malgré ses rapports étroits avec le pays le plus puissant au monde, tient à sa dignité, ne se souciant avant tout, que du jugement de son peuple, le seul souverain qui vaille. Car, comme le dit François Soudan, Paul Kagamé, “… n’est pas et n’a jamais été l’oncle Tom, ce Noir désireux de plaire aux Blancs”.

Les Rwandais, contrairement à nous autres Maliens qui voudrions que les autres fassent les choses à notre place, n’attendent plus grand-chose de la soi-disant communauté internationale, laquelle se résume en fait à l’Occident : “Depuis la faillite massive de la communauté internationale avant et pendant le génocide de 1994, plus aucun Rwandais ne compte sur elle pour les protéger et bien rares sont ceux qui écoutent encore ses leçons”.

Sory Haidara (Malijet)

Africpost

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