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Les élections présidentielle et législatives de ce mercredi devraient voir le parti Frelimo au pouvoir depuis 1975 l’emporter. L’ex-ministre de la défense Filipe Nyusi devrait être le nouveau Chef de l’Etat.

Le président sortant Armando Guebuza n’a pas pu se présenter pour un mandat supplémentaire. La constitution ne l’y autorise pas. C’est donc l’ex-ministre de la défense Filipe Nyusi qui défend les couleurs du Frelimo. C’est un changement de génération. Le candidat du Frelimo est le premier candidat à la présidentielle à ne pas avoir participé à la guerre d’Indépendance.

De l’avis de l’expert Joseph Halon, la politique mozambicaine a toujours été centrée sur Maputo, la capitale, qui se trouve dans le Sud du pays. Mais Nyusi vient du Nord, beaucoup de ses supporters sont dans le Nord et les ressources économiques sont aussi dans le Nord. Ce qui est intéressant, c’est que dans sa campagne il a reconnu qu’il y avait du ressentiment envers le Frelimo à cause de la corruption et de l’intolérance de ses membres. Ce qui fait de lui le candidat du changement.

Baroud d’honneur pour Dhlakama ?

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En ce qui concerne le chef de l’opposition Afonso Dhlakama (Photo), il ne manque pas de soulever la foule, selon un autre expert, Carlos Castel-Branco. D’après lui, partout où Dhlakama se rend, il y a d’immenses foules. Or, il ne dispose pas de logistique. Il ne peut pas, comme Frelimo, acheminer les gens par camions. Il parle juste des problèmes concrets des Mozambicains. Il tient un discours très populiste, mais qui parvient à toucher les gens.

Mais le vote est menacé d’une forte abstention. Si le Mozambique peut se vanter de son boom économique, dans les faits, de nombreux Mozambicains se plaignent d’être pauvres. Beaucoup de citoyens en âge de voter menacent donc de ne pas se rendre aux urnes.

 

Ecoutez le reportage de Patricia Huon de la Deutsche Welle en cliquant sur le lien ci-dessous !

 

 

 

 

 

Auteur : Patricia Huon

 

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