7320419-11261824En fin s’est tenu, dans la capitale de la République Islamique de Mauritanie, au palais des congrès, le coup d’envoi des « rencontres consultatives préliminaires au dialogue national inclusif ». Le lieu a regroupé le parti au pouvoir, l’Union Pour la République, certains partis de l’opposition comme Elwiam, Sawab etc … L’objectif est de trouver des solutions aux problèmes politiques, économiques et sociales qui perdurent depuis des années.

Le gouvernement après le refus de l’opposition de participer aux élections municipale et législative passées dans le pays a appelé à moult reprises les acteurs politiques sur la table. Mais l’opposition réunie autour du Forum National pour la Démocratie et de l’Unité a toujours fait la sourde oreille.

Le premier ministre Yahya ould Hademine a présidé la réunion. Prenant la parole, il souligne que c’est par le dialogue qu’il est possible de sortir le discours politique des tréfonds de la polémique stérile et de l’entêtement blâmable et de l’élever vers les vastes horizons. Le FNDU ne reconnait pas le président, les députes et les maires élus car il soutient qu’ils ne sont pas démocratiquement élus par le peuple mauritanien.

L’alliance pour la justice et la démocratie/mouvement pour la reforme d’Ibrahima Moctar Sarr et du FNDU disent non.

L’AJD/MR avait écrit une lettre au premier ministre en soutenant: pour notre part, nous pensons qu’au lieu d´un dialogue circonscrit uniquement à l’alternance politique et au partage du gâteau entre les leaders politiques, c’est l’occasion de profiter de cette nouvelle disponibilité du pouvoir qui semble prêt à aborder tous les problèmes, d’aller vers un vrai débat national sur la cohabitation, à savoir le partage du pouvoir politique entre nos différentes communautés, la répartition équitable des richesses, les questions culturelles et sociales, notamment l’éradication systématique de l’esclavage. Les autres questions relatives à la démocratie et à la citoyenneté trouveront ici un terrain à exploiter.

Ce mardi 8 septembre 2015, le leader du parti AJD/MR, à l’occurrence IMS, lors de la conférence de presse à la case, que son parti ne participera pas au dialogue. Il souligne que l’année dernière, il avait trouvé un accord avec le gouvernement qui peine à l’appliquer.

Le forum national pour la démocratie et l’unité par son président maitre Maroufa Diabira a affirmé dimanche 6 septembre qu’il ne participera pas aussi au dialogue pour cause : le pouvoir a refusé de souscrire à un dialogue sincère. Il a rappelé que « la règle de base de tout dialogue est l’accord préalable des partis sur son format, son contenu et son organisation », il a ajouté aussi que le président AZIZ doit reconnaitre la crise qui prévaut dans le pays. En sus, dans la paix l’exigence du FNDU est le respect de la constitution et de la création des conditions pacifiques pour une alternance démocratique à la fin de son mandat en 2019.

Oumar BA, Consultant et journaliste chez Africpost á Nouakchott

 

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