diouf

«Je suis candidat après une mûre réflexion, ce n’est pas une mince entreprise que de convoiter le fauteuil municipal», a-t-il déclaré à des journalistes à l’aéroport, où il venait d’atterrir en provenance de Paris. «Ce rassemblement me paraît nécessaire», a-t-il souligné, car «cette ville a véritablement besoin d’être rénovée. Elle me semble mériter autre chose que cette image de violence et de pauvreté qui lui colle à la peau.»

«Mettre un bon coup de pied dans la fourmilière»

«Quand on a la conviction que la donne peut changer, oui je crois que c’est un devoir que de s’y coller, a-t-il poursuivi. Je ne cherche pas à prendre des voix ni aux uns ni aux autres, la seule chose qui m’importe aujourd’hui, c’est de mettre un bon coup de pied dans la fourmilière, de redonner à Marseille sa place.»

Au regard de sa présence ces derniers mois sur le terrain, l’annonce de cette candidature n’a rien d’une surprise. Diouf était d’ailleurs très courtisé, notamment par la gauche. Dans une interview accordée au «Parisien» – «Aujourd’hui en France», en novembre 2013, il avait cependant qualifié Patrick Mennucci, le candidat socialiste, «d’homme d’appareil». «Et quand on est un homme d’appareil, on peut être phagocyté par une idéologie ou entravé par la ligne du parti… Autant de contraintes dont, moi, je veux m’exonérer», avait-il expliqué.

«Ne mettre en avant que la violence me paraît réducteur»

Il n’était pas plus tendre non plus avec le maire actuel. «En dépit de la courtoisie qui gouverne nos relations, je dirais que Jean-Claude Gaudin (ndlr : UMP) incarne une forme de conservatisme. Après trois mandats, il n’a pas transformé la ville en profondeur, comme elle en aurait eu besoin», avait-il dénoncé.

Diouf avait à l’époque entretenu le suspense. Très demandé par «Le Sursaut», collectif qui regroupe des associatifs (Collectif du 1er juin, des quartiers populaires…), des militants et des élus en rupture de ban venus du PS, d’EELV et du MoDem, l’ancien agent de footballeurs avait avoué que «les positions défendues par ce collectif rejoignent bien souvent les miennes».

«Je suis un citoyen qui observe les problèmes de sa ville, avait-il confié. Et pour l’instant, l’analyse qui a été faite de Marseille par la classe politique ne me convient pas. Ne mettre en avant que la violence me paraît réducteur. Marseille est d’abord secouée par un vrai problème social qu’on ne résoudra pas avec des mesures uniquement sécuritaires.» Désormais candidat, à lui de proposer ses solutions pour la cité phocéenne.

lepariesien.fr

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