La fillette qui a été la première patiente diagnostiquée avec Ebola au Mali n’a pas survécu au virus. Le ministère de la santé a annoncé qu’elle était morte, vendredi 24 octobre, au lendemain de l’annonce du diagnostic. L’enfant, âgée de deux ans, était arrivée de la Guinée voisine le 19 octobre, en car, avec sa grand-mère, qui a, elle, été placée en quarantaine à Kayes, dans l’ouest du pays.un-echantillon-de-vaccin-experimental

Le gouvernement malien a assuré, vendredi,  que le pays était bien préparé pour circonscrire le virus sans parvenir à dissiper les inquiétudes de la population.

LE MALI, UNE « URGENCE » POUR L’OMS

De son côté l’Organisation mondiale de la santé (OMS) a annoncé vendredi qu’elle « considère la situation au Mali comme une urgence. L’état de l’enfant pendant le trajet en autocar est particulièrement inquiétant, car il a présenté de multiples occasions d’exposition, y compris à haut risque, impliquant un grand nombre de personnes ». « L’enquête préliminaire a identifié 43 contacts proches et non protégés, dont 10 personnels de santé, qui sont également suivis en isolement », indique un communiqué.

L’OMS promet des vaccins contre Ebola à l’Afrique de l’Ouest

L’OMS a néanmoins salué la « réaction rapide des autorités maliennes », et s’est félicitée de la présence dans le pays d’équipes de l’organisation et des Centres fédéraux américains de contrôle et de prévention des maladies (CDC) présentes pour préparer le pays à l’éventualité d’un cas en provenance des pays voisins touchés par l’épidémie.

L’organisation onusienne a par ailleurs annoncé que des vaccins contre la fièvre hémorragique seront testés dans les trois principaux pays touchés par l’épidémie, à savoir le Liberia, la Sierra Leone et la Guinée, si possible dès décembre. Selon le Dr Marie-Paule Kieny, directrice générale adjointe de l’OMS, si ces tests sont concluants, des milliers de doses de vaccins pourraient être envoyées en Afrique de l’Ouest d’ici à la fin du 1er semestre 2015.

LeMonde

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