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Les activités bancaires , au même titre que les autres branches du secteur privé , ont subi des dommages, notamment les pertes d’encaisses dans les agences du Nord (Gao, Tombouctou et Kidal), le provisionnement des encours de crédits en souffrance sur les clients du Nord des dégâts matériels.

Les pertes enregistrées par les banques au titre des encaisses emportées par les rebelles, au 30 avril 2012 totalisent 3.825 millions de FCFA, les encours bancaires à la clientèle s’élèvent à 11.853 millions de FCFA et les dégâts matériels évalués à 2.091 millions de FCFA.

Le personnel des agences du Nord redéployés est au nombre de 74. L’activité bancaire a été fortement affectée par : l’arrêt de nouvelle distribution de crédit, le non remboursement des échéances en cours. L’impossibilité de créer du Produit net bancaire (PNB) dans les zones concernées à cause de l’inexistence d’opérations bancaires (crédits, dépôts, services bancaires…).

Saviez-vous combien coûte un agent de sécurité à l’Association professionnelle des banques et établissements financiers du Mali (APBEF) ?
L’entretien des militaires en poste dans les banques est certes modeste par rapport au service que la banque leur demande à savoir assurer la sécurité à l’intérieur et à l’extérieur de leurs structures bancaires.

Cependant, ces sommes versées mensuellement aux agents de sécurité constituent une manne financière qui permet aux familles de ces agents de joindre les deux bouts en plus des jetons de la clientèle.

Pour assurer la sécurité dans la banque, elle paye par agent 35.000 FCFA, le chef de peloton : 50.000 FCFA, 700 litres d’essence par mois. Une bonne méthode pour de loyaux services.

«Le PDG de la BNDA, un banquier aux qualités exportables», dixit Mahamat Hassan Annour, administrateur DG BSIC

Séduit par le travail abattu par le président de l’Association professionnelle des banques et établissements financiers au Mali (APBEF-Mali) lors de l’embargo décrété sur le Mali, Mahamat Hassan Annour, administrateur directeur général de la BSIC a loué les qualités exceptionnelles du président de l’APBEF, Moussa Alassane Diallo PDG de la Banque nationale de développement agricole (BNDA) : un banquier aux qualités exportables qui aurait, selon lui, sauvé son pays de l’effondrement en demandant aux banques d’assurer les salaires à partir des bons de caisses du Trésor. «Nul n’est prophète chez soi», dit l’adage.

Moussa Alassane Diallo, PDG de la BNDA, un brillant banquier qui a sauvé son pays lors des évènements du 22 mars 2012 suite à l’embargo décrété sur le Mali par la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), entraînant du coup un fort ralentissement des transactions commerciales entre le Mali et les autres pays membres de cette organisation.

Les Partenaires techniques et financiers (PTF) ont suspendu toute leur coopération financière, à la fois bilatérale et multilatérale. Les mesures prises, par la communauté des bailleurs, ont eu des effets négatifs et des répercutions sur tous les secteurs de l’activité économique nationale.


Comment relancer l’économie malienne ?

Cela passe nécessairement par l’instauration de la paix, la sécurité et l’intervention des services de l’Etat sur l’ensemble du territoire. Le premier facteur de la relance économique repose sur la sécurité. Pour mener à bien leurs activités quotidiennes, les agents économiques ont besoin de la libre circulation et de la garantie de la sécurité des personnes et des biens sur l’ensemble du territoire. Ils ont aussi besoin d’interlocuteurs dans les structures étatiques travaillant en toute sérénité.

Près de 480.000 personnes ont quitté leur domicile dans les régions du Nord depuis 2012. Toutes ces personnes doivent avoir la possibilité de regagner leur bercail et reprendre en toute tranquillité les activités qu’elles ont délaissées. Il est impératif que l’Etat suscite le retour à un climat de confiance, condition préalable à toute reprise économique.

Il passe entre autre par : le règlement de la dette intérieure du pays et le respect des délais des nouvelles échéances. Le dédommagement des entreprises sinistrées afin qu’elles puissent reprendre au plus vite et dans les conditions acceptables leurs activités interrompues ou fortement ralenties. Le renforcement du cadre institutionnel et du climat des affaires. La prise de mesures favorisant l’investissement intérieur et étranger, notamment par la création de zones franches.


Et le doyen Diomansi Bomboté était là…

Journaliste chevronné d’origine malienne, Sénégalais d’adoption, Diomansi Bomboté était présent à Ségou à la rencontre Presse-Banque. Il a présenté une excellente communication sur la presse au service de la relance économique au Mali : Couple infernal ou couple harmonieux.

L’enjeu majeur, c’est le redressement du pays à la suite du cataclysme qui a ébranlé le Mali et dont les conséquences perdurent et perdurent longtemps encore. «La crise a révélé aux Maliennes et Maliens et au reste du monde, la fragilité des institutions de la République du fait du manque de soutien populaire. Elle a aussi mis à jour la mal gouvernance et la corruption qui a gangrené toutes les sphères d’activités de la vie nationale et a entamé la perte de crédibilité de l’Etat aux yeux des citoyens.»

«La crise a aussi mis en évidence l’importance d’un débat public sur grands enjeux de la nation. La léthargie intellectuelle du milieu universitaire dont les recherches auraient du éclairer la société et alimenter un débat public riche et pluriel dont une presse indépendance et capable se serait fait écho pour informer, éduquer le public et interpeller la classe politique est un des indicateurs du déficit de qualité.

Ce débat et l’éducation du public qu’il véhicule sont des préalables pour l’émergence et l’enracinement d’une culture de la citoyenneté, des citoyens qui ont l’indépendance d’esprit et les repères pour juger de la qualité des programmes de développement. La démocratie, suppose un électorat éduqué.»

Source: maliactu.net

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