Le Vice-Président de la Banque Mondiale pour l'Afrique entame une visite de 4 jours au Cameroun

Le vice-président de la Banque mondiale pour la région Afrique, Makhtar Diop, débute ce lundi 21 juillet une visite au Cameroun pour échanger avec les autorités du pays, les représentants du secteur privé, du monde académique et les partenaires au développement.

« La visite du vice-président pour la région Afrique renforcera le partenariat entre la Banque mondiale et le Cameroun et permettra de discuter des opportunités qu’offre l’accession du Cameroun aux financements de la Banque internationale pour la reconstruction et le développement (BIRD), une institution du groupe de la Banque mondiale », a expliqué un communiqué officiel du bureau de l’institution au Cameroun.

Une rencontre est prévue durant cette visite, avec monsieur Paul Biya, le président camerounais. Monsieur Diop devrait aussi rencontrer les ministres clés du gouvernement impliqués dans le processus du développement. Le vice-président de la Banque mondiale se rendra également sur le chantier de construction du barrage hydraulique de Lom Pangar. Un projet financé à hauteur de 132 millions $ par l’institution de Bretton Woods

Dans le même contexte, il est prévu la signature de deux accords de financement, l’un pour le projet de Centre d’Excellence du Cameroun, l’autre pour le projet stratégique de transport. Répondant à un appel d’offre de la Banque mondiale et en partenariat avec l’Association des Universités Africaines, l’Université Yaoundé I a en effet été sélectionnée comme Centre d’Excellence en Technologie de l’Information et de la Communication (CETIC).

Le centre, qui sera financé à hauteur de 8 millions $ par un crédit de l’Association internationale de développement (IDA), permettra aux étudiants camerounais de se doter de compétences scientifiques et technologiques de haut niveau. 

La visite de monsieur Diop intervient alors que le Cameroun vient de prendre deux décisions majeures. Le gouvernement après plusieurs années de discussions a accepté de réduire la subvention budgétaire du prix des hydrocarbures (à l’exception du pétrole lampant) et de la répercuter sur les prix à la pompe. Une décision controversée qu’une bonne partie de l’opinion publique camerounaise croit avoir été fortement imposée par le FMI et la Banque Mondiale.

D’un autre côté le parlement camerounais a donné habilitation au président de la république de ratifier l’accord d’étape vers un accord de partenariat complet avec l’Union Européenne. Une décision qui ne manque pas de soulever des inquiétudes chez certains acteurs économiques, notamment sur les retombés en termes de développement.

Agence Ecofin

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