La guerre de la Quenelle se déploie dans l’espace public et les tribunaux, et Internet, lieu d’affrontement historique entre les partisans et opposants à Dieudonné, n’est pas épargné. En décembre, un hacker avait publié les mails de 4.906 abonnés à la newsletter du site de Dieudonné, ainsi que les noms d’acheteurs de produits sur son site et un fichier de plusieurs milliers de personnes s’étant photographié en effectuant une quenelle.

Depuis ce jeudi 9 janvier en début d’après-midi, un hacker répondant au pseudo «Antisio» a répliqué en hackant le site de la Ligue de Défense Juive (LDJ), groupuscule extrémiste sionniste, qui n’est d’ailleurs pas soutenu par les organisations juives institutionnelles en France (en 2009, le Mrap avait demandé sa dissolution).

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Cette «opération triple quenelle» ou «QQQ», selon son auteur, puisque deux autres sites, Israël Flash et Europe Israël (inaccessibles alors l’heure où nous écrivons), ont connu le même sort, avait été annoncée le 8 janvier sur son site:

«Mes amis, l’heure étant grave (interdiction de spectacles humoristiques, censure d’Etat, acharnement anti-quenelle, j’en passe…), il devient nécessaire de remettre certaines pendules à l’heure.

Je vous annonce que dans les jours qui suivent (comptez sur les doigts d’une seule main), une tempête de quenelles va s’abattre sur 3 des plus grosses cibles sionistes en ligne.»

Depuis ce jeudi 9 janvier en début d’après-midi, sur le site de la LDJ, la home page accueille désormais un texte reprochant aux «sionistes» d’interpréter la quenelle comme un geste antisémite:

«Chers ennemis sionistes,
Certains d’entre vous (tous ?), interprêtez la quenelle comme geste crypto-antisémite. C’est une erreur. Vous n’aimez pas Dieudonné, je le conçois, mais admettez que vous ne maitrisez pas très bien votre sujet… C’est dommage.
Dommage mais pas irrémédiable !»

Accompagné par cette image:

Suivent des vidéos de Dieudonné et d’Alain Soral, dans lesquelles les intéressés se défendent de l’amalgame fait entre la quenelle et l’antisémitisme.

Slate.fr

 

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