Le service de mobile banking africain M-Pesa débarque en Europe

Vodafone a lancé, le 31 mars, en Roumanie, son service de mobile-banking M-Pesa qui a déjà révolutionné les pratiques bancaires sur le continent africain.

Cette première incursion en Europe du service M-Pesa (argent mobile en swahili) est motivée par le fait que 7 millions de Roumains abonnés aux services de la téléphonie mobile continuent à utiliser de l’argent liquide pour leurs paiements quotidiens.  «La majorité des gens en Roumanie ont au moins un téléphone portable, tandis que plus d’un tiers de la population n’a pas accès aux services bancaires traditionnels», a déclaré le directeur des services de banque mobile chez Vodafone, Michael Joseph.

Ces utilisateurs de téléphone mobile pourront désormais utiliser M-Pesa pour régler des achats, payer des factures, faire des dépôts et retirer de l’argent auprès des établissements agréés. Ils sont aussi autorisés à transférer des sommes allant d’un leu roumain (0,30 dollar)  à 30 000 lei (9200 dollars) par jour.

Les services de mobile-banking tels que M-Pesa ont aidé Vodafone, deuxième opérateur mobile au monde en termes de nombre d’abonnés, à augmenter ses revenus et à fidéliser ses clients à l’heure où les revenus tirés des services «voix» classiques de tous les opérateurs sont en net déclin.

Le groupe britannique a lancé M-Pesa au Kenya en 2007 grâce à sa filiale Safaricom. Depuis, ce service qui a connu un franc succès a été lancé en Egypte, en Inde, au Lesotho et au Mozambique.

Au Kenya, la plateforme très populaire était utilisée par quelque 16,8 millions de personnes au 31 décembre 2013, pour un volume de transactions de l’ordre de 1,2 milliard de dollars par mois.

Dans un entretien accordé à Financial Times,  Michael Joseph a souligné que la licence acquise en Roumanie autoriserait Vodafone à déployer M-Pesa sur d’autres marchés européens. Il a cependant précisé que l’accent serait mis sur l’Europe centrale et orientale. «Il y a un ou deux pays à l’étude, mais  nous n’irons vraisemblablement pas sur les marchés d’Europe occidentale l’an prochain», a-t-il déclaré, indiquant que des pays d’Europe occidentale comptant d’importantes populations d’émigrés constituaient cependant des marchés potentiels.

Agence Ecofin

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