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Le 8 juin 2016, le Conseil d’administration du Fonds monétaire international (FMI) a conclu la cinquième revue de la performance du Mali dans le cadre d’un programme économique soutenu par un accord au titre de la Facilité élargie de crédit (FEC). La décision du Conseil d’administration permet le décaissement de 19 millions de DTS (environ 26,9 millions de dollars), ce qui porte le total des décaissements au titre de l’accord à 41 millions de DTS (environ 58,1 millions de dollars).

En achevant la revue, le Conseil d’administration a approuvé la demande des autorités pour une prorogation d’un an de la FEC au 17 décembre 2017 ainsi qu’une augmentation des ressources disponibles au titre de l’accord de 60 millions de DTS, ce qui portera le montant total dans le cadre de l’accord à 98 millions de DTS (environ US 138,8 millions de dollars). Le Conseil d’administration a également approuvé une demande de modification des critères de performance pour juin 2016 relatifs aux recettes fiscales brutes et au financement du gouvernement par les banques et les marchés financiers.

L’accord au titre de la FEC pour le Mali fut approuvé par le Conseil d’administration le 18 décembre 2013 pour 30 millions de DTS (environ 42,5 millions de dollars, voir le Communiqué de presse no. 13/524).

À la suite de la discussion du Conseil d’administration, M. Min Zhu, Directeur général adjoint et Président par intérim, a fait la déclaration suivante:

« Les autorités maliennes continuent de faire des progrès dans la mise en œuvre de leur programme économique. La croissance est robuste et l’inflation reste faible, même si les conditions en matière de sécurité continuent de poser des difficultés.

« La récente augmentation sensible des recettes fiscales reflète les efforts déployés par les autorités pour améliorer le civisme fiscal et élargir l’assiette de l’impôt. Un défi majeur pour l’avenir serait de soutenir la croissance des recettes fiscales, ce qui est nécessaire pour aider à financer les dépenses publiques prioritaires tout en maintenant les finances publiques sur une base solide. Le programme des autorités intègre plusieurs mesures visant à renforcer davantage l’administration fiscale.

L’amélioration de l’efficacité des contrôles fiscaux, la réduction des exonérations, et la réforme du système d’intéressement pour les inspecteurs des impôts seront des éléments importants.

« Le programme budgétaire pour 2016 permet un déficit global plus élevé, notamment pour tenir compte des besoins liés à la paix. Les autorités se sont engagées à une consolidation fiscale progressive, conformément à leurs engagements pour respecter les critères de l’UEMOA à moyen terme. Cela aidera à assurer que la charge de la dette publique du Mali reste gérable. D’autres améliorations de la gestion des finances publiques sont nécessaires pour soutenir la discipline budgétaire. Dans ce contexte, il est important que les autorités mettent entièrement en œuvre le Compte unique du Trésor, complètent la réforme du code des marchés publics et améliorent la situation financière de la compagnie d’électricité.

« La décentralisation fiscale est au cœur de l’accord de paix, et l’approche progressive des autorités est appropriée. Le processus devrait avancer en tandem avec l’amélioration des capacités administratives et d’absorption au niveau régional. Les initiatives du gouvernement visant à renforcer les mécanismes d’audit et de contrôle pour les régions afin de favoriser la transparence et la responsabilisation sont également importantes à cet égard.

« Les efforts pour remédier aux faiblesses du secteur financier continuent. Parmi les priorités figurent le renforcement du bilan de la banque de l’habitat restructurée, la réforme du secteur de la micro-finance, et la modernisation du cadre de lutte contre le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme. »

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