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La chancelière allemande, Angela Merkel dans une imbisse turque appelée Döner Kebap 

L’année passée, 465.000 personnes se sont établies en Allemagne qui devient la première destination pour les migrants en Europe et la seconde dans le monde, après les Etats-Unis. Le dernier rapport de l’OCDE sur le sujet ainsi que le sommet sur l’immigration qui s’est tenu à Berlin avec des représentants de l’Etat fédéral, des états régionaux allemands, du monde de l’entreprise ainsi que de la société civile trouvent une large place dans les commentaires des journaux ce mardi.

“Un changement impressionnant”

C’est le titre du quotidien Die Welt qui décrit d’abord le scénario d’horreur dépeint par les milieux politique, économique et médiatique il y a peu de temps encore : “A l’aide ! nous devenons un pays de vieillards, nous n’avons plus de personnel qualifié ! La puissance économique de l’Allemagne est sur le déclin, notre système social se désagrège !”

Longtemps, le déclin démographique de la première économie européenne semblait inévitable, d’autant plus que le taux de natalité allemand est faible et que le nombre d’émigrants quittant l’Allemagne dépassait de loin le nombre d’immigrants. Mais, constate Die Welt, tout cela n’est plus vrai aujourd’hui.

Passé migratoire pour 16 millions des 80 millions d’habitants en Allemagne

La FAZ, la Frankfurter Allgemeine Zeitung relève que sur ces 16 millions, 9 millions ont la nationalité allemande, 7 millions une nationalité étrangère. Et que parmi ces derniers la proportion de jeunes adultes sans qualification professionnelle est trois fois plus élevée que chez les jeunes adultes allemands. Cela révèle un problème d’intégration de nombreux étrangers de la seconde ou troisième génération d’immigrants, selon l’éditorialiste. Ce dernier s’interroge si certains parents n’ont pas négligé de dire et d’inculquer à leurs enfants qu’ils doivent maîtriser la langue allemande pour avoir une chance réelle sur le marché ? Il se pose aussi la question de savoir “si tout se passe comme il le faudrait dans les écoles. S’il ne faut pas davantage mettre l’accent sur de bonnes performances, sur des règles conséquentes et le respect de la société et des lois”.

Le sommet sur l’intégration à la Chancellerie

C’est le 7ème du genre, depuis 2006 quand la chancelière avait fait de l’intégration des immigrants dans le marché du travail et la société une tâche prioritaire.

La Süddeutsche Zeitung rappelle que le sommet de lundi n’a pas répondu à cette ambition, estime l’éditorialiste qui le qualifie” d’exercice de routine. Il est bon de dire que davantage de migrants doivent acquérir une qualification, que les entreprises et administrations doivent davantage s’ouvrir et ne pas discriminer les migrants… on ne le répète peut être pas assez. Mais on pourrait s’attendre à plus d’un grand sommet à la Chancellerie, par exemple des idées pour l’accueil des quelque 200.000 réfugiés attendus cette année et dont de nombreux resteront en Allemagne.

Ne doit-on pas commencer leur intégration dès leur arrivée ? Comment organiser davantage de cours de langue pour eux ? Comment leur donner accès à une formation ? On n’a presque rien entendu de tout cela à Berlin alors que le pays doit faire face à la plus grosse vague d’immigration depuis 20 ans”, conclut la Süddeutsche.

 

 

 

Auteur : Philippe Pognan

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