Au commencement, des questionnements sur soi, son entourage, ses rêves, ses doutes, le temps, le destin…Ces questionnements deviennent de plus de plus profonds et effrayants. Les homme se découvrent dans leurs peurs, apprennent à les connaître, à les ignorer et à les  partager.  La vie prend sens dans le sens que nous donnons à nos vies diverses et multiples. Elle nous traîne dans notre monde. Un monde crée par nous, par notre imagination et nos illusions.

Des philosophies et des civilisations s’interrogent. Elles s’interrogent sur le sens de notre existence, sur la création, sur les fins et les finalités. Ces réflexions sur Nous et sur l’environnement qui nous entoure traversent des générations, des philosophies, des religions et des civilisations. Elles deviennent nos compagnons à la découverte du fini, de l’infini, du néant, de l’Être, du non-être, du visible, de l’invisible et du caché.

Ces concepts métaphysiques et abstraits s’identifient à nous, prennent place dans nos vies, orchestrent nos actions et nos intentions. C’est la somme de ces interrogations infinies qui traversent des âges que l’homme voyage. Ces voyages sont parfois longs. Les chemins sont difficiles à emprunter mais la soif de la connaissance, l’envie de se découvrir et  l’espoir sont ces forces qui nous poussent à soulever des montagnes et de ramer dans des eaux dangereuses.

Ces voyages nous ramènent dans des univers différents à la rencontre de l’autre, de sa civilisation, de son bonheur, de ses peurs, de ses angoisses et de sa différence. Ils nous montrent une autre image de nous, nous guides vers la tolérance, le respect et les différents visages de la diversité.

Ces enseignements profonds sur Nous et sur l’autre sont les sources de nos connaissances sur l’homme, de son espace et de ses craintes. A l’heure où différents conflits affectent nos sociétés, des questionnements sur l’amour, la tolérance et le pluralisme prennent de plus en de place dans nos quotidiens et alimentent nos discussions sur les plateaux de télévision, dans nos écoles, dans nos Universités, dans des transports en communs et dans nos foyers.

Il est impératif pour la bonne marche de nos sociétés culturelles et politiques d’apprendre à écouter son cœur, de s’interroger sur l’essentiel et  d’apprendre à connaître l’autre. Des principes éthiques et moraux fondent nos civilisations et nos philosophies diverses. Ils ouvrent des portes pour laisser entrer la curiosité d’aller à la rencontre du «Grand Sage » sous le soleil ardent des terres africaines, de s’interroger sur le sens de la vie et du partage.

L’existence de l’autre nous livre des itinéraires. Des cheminements pour se libérer de la peur et de l’ignorance. L’ignorance est une réalité. Une réalité imposante et désastreuse. Elle affecte nos sociétés. Elle impose sa volonté aux hommes et aux femmes emprisonnés dans la paresse, dans le mépris et dans l’intolérance.  Elle est la vielle maladie de l’humanité que les hommes refusent d’affronter, de voir et d’éradiquer. Elle se présente comme une évidence.

Une évidence qui trouve sa légitimité et sa cohérence dans nos manières de vivre, de penser et de communiquer.  L’Afrique n’échappe pas à cette réalité qui la ronge, la détruit, et qui l’impose une vision  floue du monde, du développement et de la liberté. Cette Reine mal aimée de l’humanité se cherche. Elle se cherche dans nos luttes, dans nos sacrifices, dans nos philosophies et traditions locales.

Tant que ses enfants penserons que la libération économique et spirituelle est un terrain réservé aux occidentaux, elle restera sous la dictature, du sous développement et des guerres civiles.  L’africain sourit au mal, l’accueille et l’apprivoise. Il intègre ce dernier dans son quotidien, le caresse, étend des lits en or et en diamant pour le bercer. Une éducation profonde s’impose à nous. Un enseignement profond du monde, de ses caprices, de ses belles inventions, de ses diverses facettes ,est un des chemins pour la libération et l’épanouissement.

Le sourire de cet enfant affamé  dans les décombres de la violence, les larmes de cette femme emprisonnée et violée dans des villas luxueuses des terres orientales, le regard désespéré de cet agriculteur, les cris assourdissants de cette mère obligée de se séparer de sa fille, l’espoir de ce peuple de se libérer de l’exploitation, les séquelles de la traite négrière, les corps flottants de nos fils dans les eaux méditerranéennes…ces réalités alarmantes sont des enseignements qu’on découvre dans le mépris, dans la haine, dans l’exploitation et dans le racisme.

On n’est pas condamner à se soumettre à une imposture. Une imposture qui des siècles durant, continue à nous imposer une idéologie contraire à nos valeurs, a nos mœurs, et à nos aspirations les plus légitimes. La France-Afrique est une des facette de cette imposture. Elle appauvrit le peuple, le rend impuissant face aux défis de notre monde. Elle nous dicte des règles et des conduites appuyées et soutenues par nos dirigeants.

Notre silence est complice. Il légitime les actions et les intentions des tortionnaires, des violeurs, des imposteurs et des extrémistes qui nous imposent une vie qu’on a pas choisi. C’est cet amour de la liberté et cette conviction de voir naître une Afrique forte que ma plume sort de son silence pour dénoncer les divers maux dont nous souffrons. C’est cette conviction qui me donne la force de tremper ma plume pour éveiller le peuple africain et lui montrer le chemin de la libération, de l’affirmation de nos identités multiples et de nos aspirations les plus profondes.

Ce chemin sera long et difficile à emprunter. Croire a ses convictions et à la force du peuple est un des chemins pour le respect de nos droits les plus fondamentaux et pour une coopérations juste.  Ce silence est étouffant. Il devient de plus en plus insupportable(…)

KIDE BABA GALLE

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