La Guinée équatoriale, troisième producteur de pétrole et de gaz en Afrique, entend consacrer 1 milliard de dollars sur trois ans pour diversifier son économie et soutenir l’investissement étranger. 

La Guinée équatoriale veut essayer de réduire sa dépendance aux hydrocarbures, dont elle est le troisième producteur en Afrique, derrière le Nigeria et l’Angola. À l’occasion du symposium “Emerging Equatorial Guinea” qui s’est déroulé à Malabo les 3 et 4 février, le gouvernement du président Teodoro Obiang Nguema a annoncé la création d’un fonds de co-investissement de 500 milliards de francs CFA (1 milliard de dollars) destiné à mettre en valeur des opportunités pour les investisseurs étrangers dans des secteurs en dehors du pétrole et du gaz. 

En annonçant la création de ce nouveau fonds d’investissement, le ministre des Finances équato-guinéen Marcelino Owono Edu a déclaré que ce véhicule chercherait à réaliser des investissements avec des partenaires privés dans les secteurs non-énergétiques. Il s’agit notamment de l’agriculture et de l’élevage, de la pêche, de la pétrochimie, de l’exploitation minière, du tourisme et des services financiers. 

Diversification 

Holdings Equatorial Guinea 2020, une nouvelle entité d’État va aider à guider les efforts de diversification de l’économie du pays. “La Guinée équatoriale est aujourd’hui un terrain fertile pour l’investissement privé”, a déclaré le président Obiang lors de la conférence, affirmant que cet effort de diversification marquait le passage du pays à une nouvelle phase de son Plan national de développement “Horizon 2020”. 

Depuis qu’il a renversé son oncle, le dictateur Francisco Macias Nguema en 1979, Teodoro Obiang Nguema dirige cette ancienne colonie espagnole d’Afrique centrale et détient le titre de plus ancien chef d’État encore au pouvoir en Afrique. Depuis, il a installé un système multipartite dans lequel son parti au pouvoir, le PDGE, a dominé toutes les élections. Avec une population d’environ 735 000 habitants, la Guinée équatoriale a commencé à produire du pétrole dans le milieu des années 1990. 

Pauvreté, corruption et transparence

 Malgré un PIB par habitant le plus élevé d’Afrique, la moitié de la population vit encore dans la pauvreté.

Bien que la Guinée équatoriale possède le produit intérieur brut par habitant le plus élevé en Afrique – dépassant même certains pays d’Europe du Sud -, les organisations internationales de développement estiment que plus que la moitié de sa population vit encore dans la pauvreté. 

Malgré des taux de croissance élevés au cours des deux dernières décennies et la construction de ports, d’aéroports et de routes à travers le pays – généralement entrepris par des sociétés chinoises – les ONG de défense des droits de l’homme et de défense de la transparence maintiennent que le gouvernement équato-guinéen n’a pas étendu ses efforts aux investissements sociaux, aux mesures anti-corruption et à l’amélioration de la gouvernance.

JeuneAfrique

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