La Chine « rêve » de relier les capitales africaines entre elles par des trains à grande vitesse

Le Premier ministre chinois Li Keqiang a annoncé, le 5 mai, des financements supplémentaires d’un montant de 12 milliards de dollars en faveur de l’Afrique, rapporte l’agence officielle chinoise Xinhua.

M. Keqiang, qui effectue une tournée en Afrique jusqu’au 14 mai, a promis ces fonds supplémentaires lors d’un discours prononcé au siège de l’Union africaine situé dans la capitale éthiopienne Addis-Abeba, première étape de la tournée du dirigeant chinois en Afrique. «La Chine va augmenter les lignes de crédit à l’Afrique de 10 milliards de dollars et apporter 2 milliards supplémentaires de dollars au China-Africa Development Fund, pour en porter les actifs à 5 milliards de dollars», a précisé Xinhua, sans fournir des détails sur les délais de déblocage de ces nouveaux financements.

Cette annonce illustre la volonté de la Chine de renforcer encore sa présence en Afrique, où elle puise du pétrole et d’autres matières premières pour son rapide développement économique. En juillet 2012, la Chine avait déjà annoncé, à l’occasion d’un sommet Chine-Afrique organisé tous les trois ans, un doublement du montant de ses prêts aux pays africains à 20 milliards de dollars entre 2013 et 2015.  

A Addis-Abeba, M. Keqiang a, d’autre part,  affirmé qu’il «rêve de voir  toutes les capitales africaines interconnectées grâce à des trains à grande vitesse afin de renforcer l’intégration régionale et le développement». Le dirigeant chinois a précisé que son pays qui dispose des technologies dans ce domaine  est «prêt à coopérer avec l’Afrique pour transformer ce rêve en réalité».

Outre l’Ethiopie, le Premier ministre chinois doit se rendre, lors de sa première tournée en Afrique depuis sa prise de fonctions il y a un an, au Nigeria, en Angola, et au Kenya.

La Chine est régulièrement soupçonnée de chercher uniquement à pomper les matières premières ou encore de vouloir inonder le marché africain de produits manufacturés à bas prix sans transférer de savoir-faire. Avant de s’envoler vers Addis-Abeba, M. Keqiang a réfuté ces accusations. «Je voudrais affirmer à nos amis africains, avec toute ma sincérité, que la Chine entend aucunement agir de façon impérialiste comme certains pays l’ont fait auparavant sur le continent africain. Le colonialisme doit appartenir au passé», a-t-il déclaré.

Le chef du gouvernement a aussi appelé les entreprises chinoises présentes en Afrique à «se conformer aux lois et règlements locaux et à prendre leurs responsabilités pour protéger les intérêts des communautés locales» Depuis 2009, la Chine est devenue le premier partenaire commercial de l’Afrique. Le commerce bilatéral s’est élevé à 210 milliards de dollars en 2013 en constante augmentation. Le volume des investissements directs chinois en Afrique a atteint 25 milliards de dollars fin 2013.

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