1112013s0i7journee-mondiale-sidasn635

En tant qu’autorité de direction et de coordination de la santé internationale, l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) est à l’avant-garde au sein du système des Nations Unies de la riposte mondiale du secteur de la santé contre le VIH/sida. Le département VIH/sida fournit aux États membres un appui technique fondé sur des faits pour les aider à renforcer les services de traitement, de soins et de prévention en impliquant l’ensemble du secteur de la santé, ainsi qu’à assurer une riposte durable au VIH/sida.

À l’occasion de la Journée mondiale du sida 2014, l’OMS publie de nouvelles directives sur l’utilisation des antirétroviraux (ARV) en tant que prophylaxie d’urgence suite à une exposition au VIH, et sur l’utilisation de l’antibiotique cotrimoxazole pour prévenir les infections liées au VIH.

Ces lignes directrices contiennent des recommandations concernant l’utilisation des antirétroviraux comme prophylaxie post-exposition (PPE) chez les personnes qui ont été exposées au VIH, telles que les agents de santé, les professionnels du sexe et les victimes de viol.

En juin 2013, l’OMS a publié des lignes directrices unifiées sur l’utilisation des antirétroviraux qui plaident pour des interventions plus précoces, plus simples et moins toxiques en vue de maintenir plus longtemps les gens en bonne santé et de contribuer à prévenir la transmission du VIH. Un nombre croissant de pays à forte charge de VIH ont adopté ces lignes directrices.

En 2013, 13 millions de personnes ont eu accès à un traitement antirétroviral qui leur a sauvé la vie, un record. Cependant trop de personnes n’ont pas encore accès à des services complets de prévention et de traitement de l’infection à VIH. Le supplément du 1er décembre aux lignes directrices unifiées sur l’utilisation des antirétroviraux pour le traitement et la prévention de l’infection à VIH vise à combler cet écart.

Programme VIH/sida: Parvenir au but. Plan opérationnel 2014-2015

Le plan décrit comment l’OMS contribuera à la réalisation des principaux buts et cibles internationaux relatifs au VIH au cours de l’exercice 2014-2015, conformément aux besoins exprimés par les États Membres de l’OMS.

L’action de l’OMS est particulièrement pertinente au regard des cibles mondiales fixées et des engagements pris pour 2015:

Mettre 15 millions de personnes sous traitements antirétroviraux (TARV) d’ici 2015.

Éliminer les nouvelles infections à VIH chez les enfants et réduire sensiblement le nombre de décès maternels liés au sida.

Réduire de 50 % le nombre de décès par tuberculose chez les personnes vivant avec le VIH.

Réduire de 50 % la transmission sexuelle du VIH.

Réduire de 50 % la transmission du VIH chez les utilisateurs de drogues injectables.

Venir à bout des systèmes parallèles dans le domaine des services liés au VIH, afin de renforcer l’intégration de la riposte au sida dans les efforts déployés en matière de santé mondiale et de développement.

Le dernier rapport de l’ONUSIDA de 2011, intitulé Résultats, montre qu’une accélération sans précédent de la riposte au sida génère des résultats au profit des personnes. Le rapport indique que le nombre de nouvelles infections à VIH a été réduit de plus de 50 % dans 25 pays à revenu faible ou intermédiaire – dont plus de la moitié sont en Afrique subsaharienne, région la plus durement touchée par le virus.

Les chiffres dans le monde:

  • 34 millions = le nombre de personnes vivant avec le VIH.
  • 2,5 millions = le nombre de personnes infectées par le VIH en 2011
  • 1,7 million = le nombre de personnes décédées du sida en 2011
  • 54 % = couverture des ARV pour les personnes éligibles au traitement du VIH

En Afrique subsaharienne:

  • 23,5 millions = le nombre de personnes vivant avec le VIH.
  • 1,8 millions = le nombre de personnes infectées par le VIH en 2011
  • 1,2 million = le nombre de personnes décédées du sida en 2011
  • 56 % = couverture des ARV pour les personnes éligibles au traitement du VIH

Dans certains pays qui affichent les taux de prévalence les plus élevés au monde, le nombre de nouvelles infections à VIH a été réduit de façon spectaculaire depuis 2001, de 73 % au Malawi, 71 % au Botswana, 68 % en Namibie, 58 % en Zambie, 50 % au Zimbabwe et 41 % en Afrique du Sud et au Swaziland. Outre les bons résultats de la prévention du VIH, l’Afrique subsaharienne a réduit d’un tiers le nombre des décès liés au sida sur les six dernières années et augmenté de 59 % le nombre de personnes sous traitement antirétroviral sur les deux dernières années seulement.

L’Afrique du Sud a, par exemple, renforcé son élargissement de l’accès au traitement de 75 % sur les deux dernières années – ce qui a permis à 1,7 million de personnes d’avoir accès à un traitement vital – et réduit les nouvelles infections à VIH de plus de 50 000 en l’espace de seulement deux ans. Pendant cette période, l’Afrique du Sud a aussi augmenté ses investissements nationaux alloués à la riposte au sida à US$ 1,6 milliard, niveau le plus élevé parmi les pays à revenu faible ou intermédiaire.

Le rapport montre également que les pays assument une responsabilité partagée en accroissant leurs investissements nationaux. Plus de 81 pays ont augmenté leurs investissements nationaux de 50 % entre 2001 et 2011. Les nouveaux résultats arrivent au moment où la riposte au sida dispose de 1 000 jours pour s’efforcer d’atteindre les objectifs du Millénaire pour le développement et les objectifs 2015 de la Déclaration politique sur le VIH et le sida des Nations Unies.

L´infection à VIH/sida en Europe: Le bilan de L’European Center for Disease Prevention and Control (ECDC)

Durant l’année 2011, 28 038 nouveaux cas d’infection à VIH ont été déclarés, conduisant au constat que le taux annuel de diagnostics ne montre pas de signes de décroissance.

L’infection à VIH se concentre toujours dans certaines populations : hommes ayant des relations sexuelles avec des hommes (HSH), toxicomanes par injection, avec une forte proportion de diagnostics tardifs, les “late presenters”, affichant un taux de CD4 inférieur à 350 par mm3.

Une augmentation de l’incidence de l’infection à VIH dans certains pays

Malgré la disponibilité d’antirétroviraux (ARV), l’infection à VIH/sida augmente dans quelques pays.

Depuis 2008, l’ECDC coordonne la surveillance du VIH/sida dans les pays de l’UE/EEE.

En 2011 (données complètes), les résultats communiqués par 29 pays notent une incidence globale de 6,3 p. 100 000 (8,7/100 000 chez l’homme et de 2,8/100 000 chez la femme).

Les pays ayant les incidences les plus élevées sont : l’Estonie (27,3), la Lettonie (13,4), la Belgique (10,7) et le Royaume-Uni (10). La République tchèque (1,5) et la Slovaquie (0,9) ont les incidences les plus basses. Près de 11 % des nouvelles infections concernent les 15–24 ans et 25 % les femmes.

 

 

 

 

Source: OMS

 

 

Comments

comments

Loading...