0,,18595316_303,00Le vice-chancelier allemand Sigmar Gabriel a rencontré Namdar Zangeneh, le ministre iranien du pétrole

La levée des sanctions en Iran par la communauté internationale entraîne une course aux plus offrants pour décrocher les contrats.

Six jours après l’accord sur le nucléaire iranien, le numéro 2 du gouvernement allemand, Sigmar Gabriel, également ministre de l’Economie, n’a pas tardé à montrer son intérêt pour l’ouverture économique du pays.

Lors de sa conférence de presse à Téhéran, le vice-chancelier allemand Sigmar Gabriel a défendu le droit d’Israël à la “sécurité”. Alors même que l’Iran ne reconnaît pas l’Etat hébreu.

“Avec le nouvel accord nucléaire et la reprise qui va devenir réalité, il incombe aussi de nouvelles responsabilités à l’Iran, tant sur le plan intérieur qu’extérieur. Nous avons construit une base pour améliorer ensemble la sécurité au Proche et au Moyen Orient. Cela vaut pour toute la région. Et je suis persuadé qu’il est dans l’intérêt de l’Iran, et ils doivent le comprendre, que la sécurité de l’État d’Israel a une grande importance pour l’Allemagne.”

 Accompagné par une déléguation d’entrepreneurs, Sigmar Gabriel est aussi à Téhéran pour être le promoteur des industries de son pays. Première réserve de gaz au monde et quatrième pour le pétrole, l’Iran et son marché représenteraient 8 milliards d’euros potentiels rien qu’en débouchés pour les machines-outils allemandes, les automobiles ou encore pour le secteur de la chimie. Et Téhéran compte bien en profiter pour redresser son économie. C’est ce qu’a laissé entendre Namdar Zangeneh, le ministre du pétrole.

“Nous espérons faire un bond après la levée des sanctions. Et il semble que les entreprises allemandes et l’Etat fédéral ont une volonté politique d’aider l’Iran à sortir d’une période de dépression. Nous n’avons jamais eu de relations agressives avec l’Allemagne. Nous avons une amitié qui dure depuis 150 ans et que nous souhaitons renouveler.”

Des membres de la communauté iranienne en exil à Berlin ont demandé au vice-chancelier de penser aux “personnes torturées dans les prisons” du pays. Reporters Sans frontières a aussi estimé qu’il serait “désastreux” que les “intérêts économiques prennent le pas sur les droits de l’Homme et la liberté de la presse”.

Claire-Marie Kostmann

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