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Le chanteur autrichien Udo Jürgens, gagnant de l’Eurovision en 1966 et domicilié en Suisse depuis 1977, est décédé dimanche à l’âge de 80 ans d’une défaillance cardiaque.

Le crooner autrichien Udo Jürgens, vedette dans les pays germanophones, est décédé dimanche d’une défaillance cardiaque. Installé en Suisse depuis 1977, le chanteur-auteur-compositeur a signé plus de 900 chansons, dont celle qui lui a permis de gagner l’Eurovision en 1966, “Merci, chérie”.

L’information a été confirmée dimanche soir par le management suisse du chanteur. Udo Jürgens, âgé de 80 ans, s’est effondré au cours d’une promenade à Gottlieben (TG).

Inconscient, il a expiré à l’hôpital cantonal de Münsterlingen (TG) après une tentative de réanimation dimanche vers 16h30.

Udo Jürgens était aussi suisse depuis 7 ans

Udo Jürgens était actuellement en tournée avec les musiciens de l’orchestre Pepe Lienhard. Début décembre, il a joué devant près de 10.000 personnes au Hallenstadion de Zurich.

Udo Jürgens avait obtenu la nationalité suisse en 2007 à Zumikon (ZH), sa commune de domicile.

Artiste précoce

Né Udo Jürgen Bockelmann le 30 septembre 1934 à Klagenfurt, en Autriche, il passe son enfance dans le château de ses parents et fait preuve de dons musicaux précoces. Il reçoit son premier instrument à l’âge de cinq ans: un harmonica. Trois ans plus tard, il passe à l’accordéon et, à douze ans, entame une formation au conservatoire. Il signe alors ses premières chansons.

En 1951, il se produit dans des bars d’hôtels et des petits clubs «où personne ne voulait m’entendre». Il enregistre ses premiers disques, des succès d’estime. Puis vient «Merci, chérie».

Avec ce slow imparable, il remporte en 1966 ce qui ne s’appelait pas encore l’EuroSong mais le «Grand Prix Eurovision de la Chanson». En une soirée, il passe du statut de quasi inconnu à celui d’artiste réputé partout en Europe.

Les tournées triomphales se succèdent des deux côtés du Rideau de fer. Ses rengaines sont reprises en anglais par des stars telles que Sammy Davis Jr. et Shirley Bassey.

Tabac et alcool

Mais la médaille a son revers. Comme chaque jour est une fête, il se met à fumer beaucoup et connaît des problèmes d’alcoolisme. Pour s’en sortir, il choisit de se retirer de la vie publique durant un an, le temps nécessaire pour renouer avec une vie plus saine et sportive.

A son retour, le succès l’accompagne toujours. Il chante en japonais et donne des concerts à l’Olympia de Paris, au stade Maracana de Rio ou au Palladium à Hollywood.

Peu de no 1

Paradoxalement, ce chanteur n’a obtenu que peu de No 1 au hit-parade. Il y a eu par exemple «Griechischer Wein» en 1975, «Aber bitte mit Sahne» 1976» ou «Mit 66 Jahren» en 1978.

Sa plus grosse vente de single date de 1978 avec «Buenos dias, Argentina», une chanson enregistrée avec l’équipe nationale allemande de football en prévision des championnats du monde.

Vie quotidienne

Il confiait à l’ats en 2004, à l’occasion de ses 70 ans, que «sans musique j’aurais été un homme malheureux». Il explique alors son succès par le contenu de son répertoire: des chansons parlant de la vie quotidienne et traitant de problèmes actuels.

A l’époque, ces thèmes étaient nouveaux dans la musique populaire germanophone. A ses yeux, un musicien n’est crédible que s’il est authentique et donc connaît une vie faite de hauts et de bas.

Udo Jürgens a publié une autobiographie ainsi qu’un roman. Ce dernier, intitulé «Der Mann mit dem Fagott» (L’homme au basson), raconte le destin aventureux d’une famille confrontée aux turbulences de l’Histoire européenne du 20e siècle.

Source : Africpost/ats/ptur/smk

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