image_content_general_18745888_20150427112147Les neuf condamnés à mort pourraient être fusillés dans la nuit de mardi à mercredi : Ce sont deux Australiens, un Brésilien, une Philippine, quatre Nigérians – ainsi qu’un Indonésien tous condamnés pour trafic de drogue. L’un des neuf condamnés a épousé sa compagne. C’était son dernier souhait. Il s´agit d´Andrew Chan, âgé de 31 ans, de nationalité australienne. Ce dernier a épousé la veille sa compagne indonésienne lors d´une cérémonie émotionnelle en présence de membres de la famille et d´amis au complexe pénitentiaire.

Les familles de condamnés á mort effectuaient ce mardi avec angoisse et tristesse leur dernière visite auprés de leurs proches avant l´exécution prévue ce soir aux environs de 00heure heure locale, 7h GMT malgré l´intensification des pressions internationales contre la décision des autorités judiciaires indonésiennes. Les condamnés et leurs pays d´origine via les ministéres des affaires étrangéres avaient été notifiés de cette exécution avec un préalable d´au moins 72 heures.

Il faut noter aussi que les cercueils blancs vides étant déjá arrivés á leur prison. Ce qui montre la décision ferme des autorités indonésiennes d´exécuter les condamnés. Sous la pression des autorités françaises qui menacent de rompre leur relation diplomatique avec l´Indonésie, le français Serge Atlaoui ne sera pas finalement exécuté. Le Président français François Hollande et le Premier ministre australien, Tony Abbott, ont «rappelé que la France et l’Australie partageaient un même attachement aux droits de l’homme et condamnaient le recours à la peine de mort en tous lieux et en toutes circonstances», selon un communiqué de la présidence française diffusé à l’issue d’entretiens à Paris. Les pressions diplomatiques se sont également intensifiées ces derniers jours, le secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-Moon, ayant lui aussi appelé l’Indonésie à renoncer aux exécutions.

Condamné á mort lui aussi pour trafic de drogue, le ressortissant francais agé de 51 ans, a été retiré au dernier moment de cette liste en raison d´un recours en cours devant la justice. Mais le porte-parole du parquet général indonésien, Tony Spontana, a réaffirmé mardi qu’en cas de rejet de sa procédure, il serait exécuté seul, et que les autorités n’attendraient “pas très longtemps”.

Intransigeant sur l’application de la peine de mort pour trafic de stupéfiants, le Président indonésien, Joko Widodo, est resté sourd à tous les appels à la clémence et pressions diplomatiques contre les exécutions, notamment de la France, de l’Australie, ainsi que des Nations unies.

Le Nigeria dont figure ses quatre ressortissants n´a jusqu´á présent mis aucune pression sur l´Indonésie. La soeur et la mère de la Philippine Mary Jane, 30 ans, qui conteste sa condamnation en affirmant avoir été piégée par un réseau international de trafiquants d’héroïne, ont lancé lundi d’émouvants appels à sauver la vie de leur proche. «Nous vous supplions de donner une dernière chance à ma jeune soeur, mère de deux jeunes garçons», a déclaré à des journalistes la soeur de Mary Jane, Marites Veloso-Laurente, à l’arrivée de la famille à Cilacap, port d’accès à la «prison de la mort».

Après avoir remporté la présidentielle l’été dernier et pris ses fonctions en octobre, le Président Indonésien Jokowi a rejeté toutes les demandes de grâce de condamnés à mort pour trafic de drogue, estimant que son pays étant dans une situation d’urgence face à ce fléau, et avait besoin d’une “thérapie de choc”.

La peine capitale est une sanction courante dans d’autres pays d’Asie du Sud-Est, tels la Malaisie, le Vietnam, la Thaïlande et Singapour, où le trafic de drogue et la possession de petites quantités de drogue sont passibles d’une condamnation à mort.

 

 

Africpost

 

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