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Le 23e sommet des chefs d’État et de gouvernement de l’Union africaine (UA) s’ouvre jeudi à Malabo en Guinée équatoriale. Le programme s’annonce chargé.

L’effervescence est palpable au Palais des conférences flambant neuf de Sipopo à Malobo, où doit s’ouvrir jeudi 26 juin le 23e sommet des chefs d’État et de gouvernement de l’Union africaine (UA). La plupart des présidents qui assisteront à l’évènement sont arrivés ce mercredi 24 juin en Guinée équatoriale. Le Sénégalais Macky Sall et son homologue de la Mauritanie, Mohamed Ould Abdelaziz, ainsi que la présidente de la Commission de l’UA, Nkosazana Dlamini-Zuma, ont d’ailleurs participé à une réunion du Nouveau partenariat pour le développement de l’Afrique (Nepad) dans les étages du centre de conférence.

Pendant deux jours, les ministres des Affaires étrangères des 54 pays membres ont débattu des résolutions soumises au vote des chefs d’État. Le document final doit être adopté mercredi dans la soirée. La question des sources alternatives de financement de l’organisation et l’élection du président et du vice-président de l’Assemblée panafricaine ont notamment été longuement débattues.

Les ministres africains ont fait le point sur “l’Agenda 2063” porté par la sud-africaine Dlamini-Zuma. Cette dernière s’est montrée particulièrement satisfaite du travail présenté par le groupe informel réunissant les ministres de l’Économie et des Finances de l’Algérie, du Nigeria, de l’Éthiopie, du Rwanda et de l’Afrique du Sud, mis en place en janvier 2013, à Addis-Abeba.

Les thèmes de ce sommet -“agriculture et sécurité alimentaire”- ont également été au centre des discussions. Lors de la cérémonie d’ouverture, le ministre mauritanien des Affaires étrangères, Ahmed Ould Teguedi, a tenu à lier ces questions aux crises qui secouent le continent. “La dimension sociale des conflits est aujourd’hui sous-estimée”, a-t-il déclaré. Selon lui, les dynamiques socio-économiques doivent permettre de “mieux comprendre l’insécurité et les défaillances étatiques”.

L’évènement Sissi

Les différents dossiers sécuritaires brûlants du moment (Boko Haram, les grands-Lacs, le Sahel et la Centrafrique) devaient être abordés mercredi après-midi lors de la réunion du Conseil paix et sécurité (CSP), institution dirigée par l’Algérien Smail Chergui et qui célèbre cette année son dixième anniversaire.

Chaque situation fera, dans le même temps, l’objet de tractations en marge du sommet. Une réunion informelle des pays voisins de la Libye s’est tenue mardi. Un mini-sommet des chefs d’État de la Communauté de développement d’Afrique australe (SADC) sera organisé mercredi dans la soirée, avant que ceux de la Ceeac ne se retrouvent vendredi matin pour aborder la situation en Centrafrique.

Enfin, le retour de l’Égypte, réintégrée par l’UA, sera l’un des évènements majeurs de ce sommet. En visite mercredi en Algérie, le président Abdel Fatah al-Sissi devrait multiplier les entretiens bilatéraux.

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Vincent Duhem, envoyé spécial à Malabo

Jeuneafrique

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