Glaxosmithkline va investir 216 millions $ dans des sites industriels et un centre R&D en Afrique

Le géant pharmaceutique britannique Glaxosmithkline (GSK) envisage d’investir quelque 130 millions de livres (216 millions de dollars) au cours des cinq prochaines années en Afrique, où les maladies chroniques deviennent plus fréquentes suite à la montée en flèche des classes moyennes urbaines sur le continent.

Le directeur général du groupe, Andrew Witty,  a indiqué que plus de 100 millions de livres seront investis dans la construction de cinq nouvelles usines de médicaments ainsi que dans l’extension des sites industriels dont dispose actuellement GSK au Nigeria et au Kenya.

GSK, qui fabrique actuellement des médicaments au Kenya, au Nigeria et en Afrique du Sud examine l’implantation des nouvelles usines dans des pays comme le Rwanda, le Ghana et l’Éthiopie. Les premières nouvelles usines pourraient être opérationnelles dans environ trois ans.

Outre les sites industriels, le plus grand groupe pharmaceutique britannique va investir 25 millions dans la création du premier centre de recherche et développement (R&D) dédié aux maladies non transmissibles (MNT) en Afrique. Ce centre de R&D permettra aux scientifiques de GSK de collaborer avec d’autres chercheurs pour étudier les besoins spécifiques des patients africains atteints de maladies chroniques.

Ces divers  investissements devraient créer au moins 500 emplois qui s’ajoureront aux 1500 salariés actuellement employés par GSK en Afrique subsaharienne.

La décision de GSK d’investir en Afrique reflète l’intérêt des grands groupes pharmaceutiques pour l’Afrique, un continent qui enregistre une croissance économique rapide et une demande croissante pour les traitements des maladies non transmissibles comme les pathologies cardiovasculaires, les troubles pulmonaires, le diabète et le cancer.Le laboratoire français Sanofi avait aussi annoncé récemment qu’il considérait désormais l’Afrique comme étant un marché prometteur.

L’Afrique subsaharienne ne contribue actuellement que de 500 millions de livres au chiffre d’affaires annuel de GSK, qui s’est élevé à  26,5 milliards  de livres en 2013,  mais le groupe voit un potentiel pour beaucoup plus important sur le continent qui enregistre une forte croissance économique. «Si vous êtes à la recherche d’un retour sur investissement d’un à deux ans, l’Afrique n’est probablement pas l’endroit où vous devez vous implanter. Mais si vous voulez construire des relations sur le long terme, je pense que l’Afrique est en train de devenir très intéressante car elle est en train de connaître une accélération de sa croissance», souligne Andrew Witty.

Les maladies non transmissibles devraient représenter 46% de causes des décès en Afrique subsaharienne en 2030, contre 28% seulement en 2008, selon la Banque mondiale.

Agence Ecofin

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