Ce dimanche 30 avril 2017, s’est tenu à Dakar, capitale de la République du Sénégal, au centre BOPP de la Ville, une journée préparatoire de lancement du MWK. La rencontre a réuni plusieurs jeunes ressortissants de Fouta du Sénégal et de la Mauritanie pour préparer le lancement du réseau à la fin de l’année à Thilogne. Pendant deux à trois jours, les participants auront sur la table la planification de l’initiative pour la statuer, élaborer le programme à adopter et l’officialiser.

MWK, le fleuve n’est pas une barrière en français, est le fruit d’une rencontre entre deux jeunes acteurs culturels- Yero Gaynaako et Djibril Diaw- en aout 2015 lors d’un festival organisé dans un village mauritanien, Leixeiba. Leur objectif est de mettre en place une initiative qui met en valeur l’identité culturelle et sociale, la langue Poular et de briser la barrière héritée par la colonisation.

Pour rappel, la zone du Fouta de Sénégal et de la Mauritanie partage les mêmes réalités religieuses, économiques et sociales et vécus quotidiens. Du coup, ils ont jugé nécessaire de reprendre le concept de Thierno Souleyman Ball qui l’avait inscrit dans son premier article en 1968 à Horé fondé.

Après avoir identifié les problèmes liés à leur métier et à la société, ils ont identifié plusieurs équations à résoudre comme le rôle de leur génération, la place du rappeur dans la lutte contre le terrorisme.

Lors de leurs interventions, DIAW, directeur du festival de SEEGU SUKAARA DANDE MAAYO, a soutenu qu’ils ont beaucoup de choses à mettre en valeur pour relever le défi et Yero, directeur du WELOOTI festival, d’ajouter : « une jeunesse qui n’est pas consciente et lucide n’est pas à mesure de favoriser le développement de sa localité. »  Par ailleurs, MWK se vaut une plateforme qui regroupe toutes les ressources humaines de la zone – installées dans les grandes villes- à savoir les personnels de la santé, de l’agriculture, de l’éducation pour les mettre à la disposition des populations rurales qui sont confrontées à tous les problèmes du monde.

La revalorisation des acquis de la communauté Halpoular étant leur cheval de bataille, ces jeunes ont décidé de lutter à travers cette plateforme contre la drogue et le tabagisme, contre certaines maladies très développées dans le Fouta, contre le féodalisme et l’extrémisme violent et de promouvoir les droits humains par la transcription de sa déclaration et la langue et culture poular et prévoient aussi de renforcer la cohésion avec les autres composantes vivant dans le Fouta et de les rapprocher. Ils prévoient aussi la promotion et la production des rapeurs du fouta et le renforcement des liens avec la Gambie, les Guinées, le Mali qui ont en comment la langue de Tidiane Anne.

A la fin de la rencontre, ils ont donné un rendez-vous avec toutes les forces vives du Fouta pour le lancement officiel du réseau à la fin du moi de décembre de l’année courante.

BA Oumar

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