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Alors que l’Organisation nationale des employés du pétrole (Onep) se réjouit de la pénurie de carburant dans le pays notamment à Libreville, le gouvernement tient à rassurer les populations et autres opérateurs économiques. A travers un communiqué publié le 12 décembre courant, il évoque un retour à la normale dans les heures à venir. Ainsi, le Premier ministre a constaté des «perturbations dans les livraisons d’essence le jeudi 11 décembre, avec retour à la normale vendredi 12 décembre dans l’après-midi». Idem pour le diesel (gasoil). A ce sujet, Daniel Ona Ondo fait état de «perturbations dans les livraisons samedi 13 et dimanche 14 décembre, avec un retour à la normale lundi 15 décembre en fin d’après-midi», avant de conclure : «Le gouvernement et les acteurs de la filière de distribution ne ménagent aucun effort pour organiser un retour à la fluidité habituelle de la livraison de carburant». Pour lui, il s’agit de «de minimiser autant que faire se peut l’impact sur les déplacements des automobilistes, et d’encourager les clients des stations à planifier leurs achats, des perturbations prévisibles sont portées à la connaissance du public».

Si cette communication part certainement d’un bon sentiment il n’en demeure pas moins que sur le terrain, la réalité est tout autre. Le 12 décembre en après-midi, en effet, alors que le chef du gouvernement a assuré d’un retour à la normale, de longues files d’automobiles étaient toujours visibles dans les stations-services de Libreville, occasionnant au passage des embouteillages kilométriques. Pire encore, nombre de transporteurs urbains ou automobilistes ont préféré garer leurs véhicules, rajoutant ainsi aux difficultés de déplacement. Le mouvement d’humeur de l’Onep, qui dit ne pas lâcher jusqu’à satisfaction de ses revendications, semble visiblement porter ses fruits.

Pour rappel, le puissant syndicat 4 000 des 5 000 travailleurs du pétrole, souhaite la réintégration de plusieurs dizaines de salariés licenciés par des sociétés pétrolières ainsi que le départ de leurs dirigeants, dont certains seraient «en situation irrégulière». Il réclame également la fin des prélèvements obligatoires par la Caisse nationale d’assurance maladie et de garantie sociale (CNAMGS), sur les salariés du pétrole bénéficiant d’assurances directement souscrites par leurs employeurs. Pour cette raison le Gabon est paralysé par cette grève depuis le jeudi 11 décembre.

 

 

 

Avec Gabonreview

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