artoff5729LIBREVILLE (AGP). L’ancien ministre de l’Intérieur, André Mba Obame 57 ans, passé dans l’opposition en 2009, serait décédé dimanche à Yaoundé au Cameroun, a-t-on appris de sources familiales.

Candidat malheureux à l’élection présidentielle de 2009 (il avait été déclaré 3ème), André Mba Obame avait été hospitalisé en Afrique du Sud où il a été opéré d’une “sciatique paralysante et hyperalgique” qui l’obligeait à marcher avec une béquille.

Après ces premiers soins, le dernier ministre de l’Intérieur d’Omar Bongo, candidat autoproclamé élu président en 2011, avait tenté un retour triomphal à Libreville le 11 août 2012, après 13 mois de convalescence passés entre l’Afrique du sud et la France.

En 2013, sa santé qui n’avait pas fini de se détériorer l’a obligé à quitter le pays une seconde fois. Depuis cette date, le secrétaire exécutif de l’Union nationale avait disparu de la scène publique et n’avait plus donné de signalement. On le disait vivant reclus dans une villa au Niger où il serait allé se soigner chez des tradi-thérapeutes d’un « mal mystérieux ».

La dernière image que le public a eu de lui, est celle d’un André Mba Obame physiquement très diminué, dans un fauteuil roulant, fin avril 2014, lors de la Canonisation des papes Jean XXIII et Jean-Paul II, à la basilique Saint-Pierre de Rome. Pour autant, nombreux de ces partisans annonçaient son retour prochain au Gabon, jusqu’à l’annonce de sa mort par des sources concordantes.

Des violences ont éclaté à Libreville, la capitale du Gabon, après l´annonce de la  mort d’André Mba Obame. Des partisans de l’opposition ont brûlé des voitures et incendié.

Certains manifestants ont affirmé que le gouvernement avait empoisonné André Mba Obame, qui est mort au Cameroun voisin à l’âge de 57 ans, selon son parti de l’Union nationale. Cet opposant, fondateur de l’Union nationale, avait été pendant longtemps un conseiller de l’ancien président Omar Bongo, puis son ministre de l’Intérieur. Il avait rompu avec le pouvoir pour se présenter comme candidat à la présidence sous l’étiquette d’indépendant après la mort d’Omar Bongo en 2009.

 

 

 

 

Agence gabonaise de Presse et lefigaro 

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