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Les relations franco-marocaines -sous tension depuis plusieurs mois suite à plusieurs différends bilatéraux- sont à nouveau mises à l’épreuve après l’incident dont aurait fait l’objet un haut gradé marocain, hospitalisé au Val de Grâce à Paris, et qui a valu aujourd’hui les protestations officielles du chef du gouvernement marocain, Abdelilah Benkirane.

Le général de corps d’armée Abdelaziz Bennani, qui était, jusqu’à la

dégradation brutale de son état de santé, inspecteur général des Forces Armées Royales (F.A.R), soit le plus haut responsable de l’armée marocaine, a en effet été admis depuis plusieurs semaines en soins intensifs à l’hôpital militaire parisien. Il aurait fait l’objet mercredi selon Rabat d’une « tentative d’intrusion dans sa chambre » de la part d’un ex-capitaine de l’armée marocaine, et opposant du régime, Mustapha Adib.

La réaction du Chef du gouvernement marocain ne s’est pas fait attendre suite à cet incident, le Maroc estimant que les mesures de protection de cette haute personnalité incombaient à la France. Abdelilah Benkirane a ainsi condamné un « acte de provocation » dans un communiqué diffusé à l’issue du conseil de gouvernement.

Selon Rabat, l’incident est d’autant plus grave qu’il intervient à un moment où les relations entre le France et le Maroc se remettent laborieusement d’une série d’autres mésententes. Selon plusieurs experts, ces désaccords cumulés risquent d’impacter négativement le partenariat économique entre les deux pays, la France étant le premier partenaire commercial du Royaume.

L’ambassadeur marocain à Paris, Chakib Benmousa, a par ailleurs été reçu au ministère français des Affaires étrangères, où il a dénoncé un « acte particulièrement grave par son caractère provocateur et injurieux ». Le diplomate a posé la question de « la complaisance dont bénéficient certaines personnes connues pour leurs antécédents et qui ne peut qu’impacter négativement les relations maroco-françaises ».

A Rabat, c’est l’ambassadeur de France au Maroc, Charles Fries, qui a été reçu par le chef du renseignement, Mohammed Yassine Mansouri, qui a fait part au diplomate français du « vif mécontentement » ressenti au Maroc. A Paris, les autorités françaises dans une tentative de circonscrire l’incident, ont annoncé l’ouverture d’une enquête sous la supervision du ministère de la Défense.

Agence Ecofin

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