5006597

Connu pour des propos antisémites, Kémi Séba avait été interpellé en raison d’une condamnation en 2009 à deux mois de prison avec sursis, avec mise à l’épreuve, pour violences en réunion.

Le militant controversé de la cause noire Kémi Séba, proche de Dieudonné et connu, comme lui, pour des propos antisémites, est sorti de prison mercredi 29 octobre, six semaines après son interpellation, indique une source judiciaire. L’ex-leader de la Tribu Ka, groupuscule dissous en 2006 pour antisémitisme et incitation à la haine raciale, avait été arrêté le 14 septembre à Paris, dans le 11e arrondissement, tout près du théâtre de la Main d’Or où il venait de donner une conférence.

Ce théâtre est exploité par Dieudonné, “un frère et un ami” aux yeux de Kémi Séba, de son vrai nom Stellio Capochichi. Il avait été interpellé en raison d’une condamnation en 2009 à deux mois de prison avec sursis, avec mise à l’épreuve, pour violences en réunion. Ce sursis avait été révoqué en 2011 car Kémi Séba n’avait pas respecté les obligations de sa mise à l’épreuve. Il a été libéré mercredi, ce dont s’est réjouie son avocate, Isabelle Coutant-Peyre. “C’était un mois et demi d’emprisonnement de trop”, déclare la pénaliste.

Condamné pour provocation à la haine raciale

Kémi Séba avait été condamné en appel, en avril 2009, à huit mois de prison avec sursis pour provocation à la haine raciale. En cause, des écrits où il affirmait que les institutions internationales comme la Banque mondiale, le FMI ou l’Organisation mondiale de la santé étaient “tenues par les sionistes qui imposent à l’Afrique et à sa diaspora des conditions de vie tellement excrémentielles que le camp de concentration d’Auschwitz peut paraître comme un paradis sur terre”.

Mais c’est par son groupuscule, la Tribu Ka, montrée du doigt à l’époque par l’ancien ministre de l’Intérieur Nicolas Sarkozy, qu’il avait connu la notoriété en France. La Tribu Ka avait été dissoute en juillet 2006 par le gouvernement après des incidents à caractère antisémite qui avaient éclaté deux mois plus tôt à Paris lors d’une manifestation au cœur du quartier juif du Marais.

Déclaration de Sémi Kéba á sa sortie de prison

Une pensée profonde, pour mes frères détenus derrière les barreaux, plus particulièrement ceux avec qui j’ai pu fraterniser après avoir quitté l’isolement (les 10 DERNIERS JOURS). Jimmy, Foued, Deyas et tous les autres (notamment Abdelhakim Dekhar avec qui j’ai pu échanger peu de temps avant mon départ). Ma fraternité, pour la vie vous l’aurez. 

Une pensée pour les surveillants (parmi lesquels, par la grâce de DIEU, nous comptons énormément de sympathisants afro-descendants mais pas seulement), je vous livre ma gratitude, car vous avez tout fait (même si pour cela, il fallait parfois enfreindre le règlement légèrement) pour que je ne manque de rien. Le système tente de faire du milieu carcéral un camp dans lequel l’Humanité est décédée, mais vous m’avez rappelé que demain était possible. Au surveillants du D3, à ceux du dépôt, à Monsieur Berquier (un grand frère, un grand monsieur) je dis merci. 

A la dissidence, peu importe nos nombreux différends, merci pour le soutien. A ma famille mon staff, mon clan (mes proches, et vous autres mes partisans) je vous le dis, je n’ai jamais été aussi fier de vous. 

Je vous aime tellement, le mot est même faible… 

Vous tous qui constituez ma grande famille »Soutenons Kemi Seba », vous êtes une partie de moi, et mon coeur bat en chacun d’entre vous. 

Là où nous sommes, plus personne ne nous arrêtera. Et même mort, le combat continuera, celui de l’auto-détermination, de l’anti-victimisation, et de la virilité du peuple. 

LE COMBAT S’ACCENTUE; Je reprends la tournée d’ici peu. 

FORCE, HONNEUR, DIGNITE, et aux ennemis, merci. Car au final, cette épreuve nous solidifie. 

 

 

 

 

 

 

Africpost

Comments

comments

Loading...