SOMMET-USA-AFRIQUE

Washington accueille, du 4 au 6 août, plus de 50 chefs d’Etat africains à l’invitation du président Obama pour un sommet Etats-Unis–Afrique. Un événement qualifié d’historique.

Cette rencontre au sommet devrait permettre aux Etats-Unis de “rattraper le temps perdu en Afrique face aux économies émergentes”, relève le Financial Times (FT). Le sommet Etats-Unis–Afrique, qui se tiendra à Washington sur trois jours, réunira près de 50 chefs d’Etats africains accompagnés par leurs délégations diplomatiques et d’une centaine de patrons.

“Le commerce et l’investissement seront d’importants sujets de ce sommet”, souligne de son côté le Business Day. Selon ce quotidien d’affaires nigérian, cette rencontre constitue une occasion pour les Etats-Unis d'”aborder avec les chefs d’Etats et patrons africains de nouvelles stratégies pour l’échange commercial. Cela fait dix ans que les Etats-Unis sont dépassés par la Chine et l’Europe en tant que partenaire d’échange du continent”, explique le journal. ??Le Site d´informations Sud-africain (IOL) revient pour sa part sur les déclarations du président américain concernant une “Afrique prospère et dépendante d’elle-même”. “Alors qu’il s’apprête à rencontrer les chefs d’Etats africains, le président Obama a déclaré que la stabilité du monde de demain dépendait des progrès apportés sur le continent le plus pauvre au monde”.

Les pires criminels contre l’humanité

Bien que l’agenda du sommet semble donner la priorité à l’amélioration du partenariat commercial entre l’Afrique et les Etats-Unis, certains médias africains restent sceptiques quant au changement que pourrait initier cette rencontre hautement symbolique. “On ne peut pas avoir de trop grandes attentes pour ce sommet sous prétexte des origines africaines d’Obama, il est avant tout sous un mandant américain”, rappelle le quotidien nigérian Leadership. “Si les Etats-Unis d’Obama souhaitent nous venir en aide, ce serait en nous aidant à récupérer les ressources pillées pendant des années d’exploitation par des dirigeants corrompus et leurs partenaires extérieurs.”

La gouvernance africaine est ainsi critiquée, parfois de manière virulente. Pour le Site Somalilandpress: “Ce sommet réunit les pires criminels contre l’humanité du XXIe siècle.” Et de poursuivre en énumérant le “palmarès de violations des droits de l’homme” des dirigeants qui se rendront à Washington.??D´après le Magazine américain TIME des militants des droits LGBT ont préparé un rapport pour réitérer leur message sur l’urgence de la condition des minorités sexuelles sur le continent africain. “Pour ces militants, ce sommet constitue l’occasion idéale pour que la Maison-Blanche prenne position en faveur des droits LGBT en Afrique”, rapporte le magazine. Mais si l’administration Obama a déjà condamné les lois anti-LGBT mises en place cette année dans certains pays, “le sommet présentera surtout une opportunité pour Obama d’en parler directement avec des présidents comme l’Ougandais Yoweri Museveni ou le Nigérian Goodluck Jonathan, dont les pays ont érigé de telles lois, et qui sont attendus à cette rencontre.”

 

 

Source: Ndeye Ndiobaye du Courrier international

 

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