Selon plusieurs sources qui ne sont pas confirmées officiellement, le président Abdel Fatah el Sissi (photo) a accepté la démission de ce gouvernement, insatisfait de la performance de certains de ses ministres. Ainsi, des analystes pensent qu’il a voulu rompre avec des risques de confusion chez les électeurs, en se séparant d’un gouvernement récemment critiqué dans les médias, surtout à la veille de l’importante échéance des élections législatives

L’actuel ministre du pétrole Sherif Ismail a été désigné pour la formation d’un nouveau gouvernement. Durant le délai d’une semaine qui lui a été donné pour accomplir cette tâche, le gouvernement Mehleb va poursuivre avec la gestion des affaires courantes. Les réactions en Egypte à la suite de cette démission ont été plutôt positives. L’Egyptian Exchange, le marché financier égyptien, affichait une progression de 0,59% en mi-journée d’activités boursières le 13 septembre 2015, au lendemain de l’annonce de démission. Les banquiers ont discrètement salué cette situation expliquant que l’Égypte avait besoin d’un gouvernement capable de prendre des décisions fortes.

L’un des reproches qu’on fait justement au gouvernement sortant, c’est qu’il parvient difficilement à concrétiser les accords d’investissements pris lors du récent forum économique en Égypte. La responsabilité de Sherif Ismail est très grande et les attentes des acteurs économiques et politiques sont nombreuses. Ce dernier devra constituer un cabinet qui redonne confiance aux électeurs et qui permette à El Sissi de garder la majorité au parlement.

Les états de services de Sherif Ismail plaident pour lui. Il a conduit d’une main de fer la politique des réformes sur les subventions des produits énergétiques et, surtout, il a su restaurer la confiance avec les multinationales du secteur des hydrocarbures, en travaillant avec succès sur le règlement des arriérés que l’Égypte leur devait.

Idriss Linge – Agence Ecofin

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